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Le chancelier du Venezuela critique le silence face à l´incursion mercenaire

Caracas, 27 mai (Prensa Latina) Le chancelier du Venezuela, Jorge Arreaza, a reproché aujourd’hui le silence complice de pays d’Amérique Latine et d’Europe pour masquer l’incursion mercenaire du 3 mai dernier, financée par les États-Unis et organisée sur le territoire colombien.

Lors d’une interview exclusive offerte à la page d’actualités brésiliennes Opera Mundi et commentée par les médias locaux, Arreaza a qualifié de dommageable pour les relations internationales et pour le continent américain la tentative de réaliser cette opération terroriste qui a reçu des fonds du trafic de drogue.

Il a ajouté que l’Union Européenne, les États-Unis et les pays du Groupe de Lima reprennent la matrice de l’existence d’une prétendue crise humanitaire au Venezuela.

Se référant aux relations diplomatiques avec le gouvernement de Jair Bolsonaro, le ministre vénézuélien des Affaires Étrangères a regretté que la diplomatie au Brésil ne soit plus celle d’il y a quelques années, alors qu’elle constituait une école diplomatique importante pour l’Amérique Latine et le monde.

En ce sens, il a déclaré que l’exécutif de Bolsonaro devra s’excuser auprès du peuple ‘pour la façon dont ils piétinent la diplomatie du Brésil’.

Face à ce scénario, Arreaza s’est inquiété de la situation des 11.800 Brésiliens qui vivent au Venezuela et se trouvent sans services consulaires après que l’administration de Bolsonaro ait retiré le corps diplomatique de Caracas au début du mois.

Si le Brésil décide de rompre les relations diplomatiques, selon les règles de la Convention de Vienne, et de déclarer nos diplomates persona non grata, nous devrons le reconnaître, mais jusqu’à présent ce n’est pas arrivé. Ils veulent tout faire en dehors de la convention, d’une manière sauvage et primitive, a-t-il déclaré.

Concernant l’avenir de la diplomatie entre Caracas et Brasilia, le chancelier a exprimé l’espoir que les consulats vénézuéliens puissent rester au Brésil pour protéger les citoyens et que le consulat brésilien au Venezuela puisse fonctionner à nouveau.

‘Nous sommes des pays voisins, avec des populations migrantes et la Constitution du Venezuela nous oblige à protéger nos citoyens, tout comme la Constitution du Brésil’, a-t-il souligné.

D’autre part, il a exprimé sa préoccupation pour les Vénézuéliens qui reviennent du Brésil et sont atteints du Covid-19, affirmant que l’exécutif bolivarien est prêt à maintenir la communication avec toutes les instances du gouvernement brésilien.

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