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Cuba demande à reporter la dette des pays en développement dans le cadre du FIDA

Rome, 19 juin (Prensa Latina) Cuba a appelé hier les créanciers de prêts pour le financement de programmes du Fonds International de Développement Agricole (FIDA) à prolonger d’au moins un an les paiements des pays en développement en raison de la pandémie de Covid-19.

Lors du débat sur le nouveau cycle de financement des programmes du FIDA, la représentante permanente de l’île des Caraïbes auprès de cet organisme financier des Nations Unies, Rebeca Cutié, a expliqué que ‘le paiement de la dette signifierait encore aggraver la crise économique et humanitaire de nombreux pays ‘.

Elle a signalé que seraient plus sévèrement touchées les nations dépourvues de services publics et universels de santé, celles affectées par des sanctions économiques unilatérales et les plus démunies, tout en rappelant que plusieurs organismes internationaux ont mis en garde contre une récession économique mondiale semblable à celle de 1930.

Celle qui est également conseillère chargée des affaires multilatérales à l’ambassade de Cuba en Italie a proposé d’établir un dialogue entre les membres du FIDA et les créanciers en vue d’une réponse intégrée de l’ensemble du système multilatéral, selon un communiqué de la mission diplomatique antillaise à Rome, où le FIDA a son siège.

Cuba a exhorté les États membres à tenir compte des paroles du secrétaire général de l’ONU, Antonio Guterres, lorsqu’il a déclaré : « Nous sommes face à une crise sanitaire mondiale sans précédent dans les 75 ans d’histoire des Nations Unies. Une réponse intégrée est nécessaire ».

La représentante de Cuba a reconnu les difficultés financières auxquelles se heurtaient les programmes du FIDA face à la pandémie et a attiré l’attention sur le fait que l´on ne peut considérer la crise du Covid-19 comme derrière nous, car dans certaines régions, la maladie commence à peine à se propager et les prévisions de dommages humains et économiques risquent d’empirer.

Au cours du débat, Cuba a renforcé sa position vis-à-vis du FIDA selon laquelle, face aux effets de la pandémie, la coopération et la solidarité doivent être privilégiées, ainsi qu’un effort international et politiquement irréprochable est nécessaire pour entreprendre des actions au bénéfice de tous les pays.

peo/agp/smp

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