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Nous sommes des enfants du Nil, rappelle l’Égypte

Le Caire, 10 juillet (Prensa Latina) Après une semaine de négociations épineuses au sujet du grand barrage éthiopien, l’Égypte rappelle qu’elle est l´enfant du Nil et que du résultat des dialogues actuels dépend le présent et de l’avenir de millions de personnes.

Les conversations peuvent sembler très techniques, car elles se concentrent sur la menace de sécheresse et les quotas d’eau en dispute, mais nous parlons d’une question existentielle, et non de politique, ce que nos négociateurs soulignent à la table de concertation, a souligné ce vendredi le journal Ahram dans un long article sur le sujet.

Les délégations égyptienne, soudanaise et éthiopienne ont repris les pourparlers avec l’intention de parvenir à un pacte qui mettrait fin à la longue polémique sur le barrage, le plus grand du continent, mais jusqu’à présent il n’y a pas eu de progrès substantiels.

Ces réunions parrainées par l’Union Africaine (UA), qui devraient s’achever lundi prochain, sont actuellement axées sur l’établissement de directives pour le remplissage du barrage et des mesures visant à atténuer les effets des sécheresses graves ou prolongées dans les territoires situés en aval (le Nil courant du sud au nord).

Les battements de cœur de la nation nord-africaine restent liés au fleuve légendaire, raison pour laquelle 100 millions d’Egyptiens habitent sur seulement 7% des terres fertiles qui l’entourent, a précisé la publication.

Ahram a souligné qu’il existe des preuves de l’étreinte entre les hommes et les femmes de ce territoire et le vaste lit depuis l’époque pharaonique, dont l’inondation annuelle appelée alors ‘le chaos’ leur a permis de subsister dans un environnement éminemment désertique.

Le Caire craint que la mise en service du barrage limite le flux du Nil, déjà insuffisant pour répondre aux demandes de sa population croissante.

La hâte de signer un accord réside dans le fait qu’Addis-Abeba aspire à commencer à remplir le réservoir ce mois-ci, profitant du début de la saison des pluies.

Le géant arabe dépend du Nil pour le développement agricole, la production d’électricité, l’aquaculture, et y compris pour le tourisme.

Alors qu’Addis-Abeba mise sur le mégaprojet afin d’assurer la distribution énergétique nationale et exporter vers une partie de l’Afrique.

L´Éthiopie affirme en outre qu’il ne nuira pas aux pays riverains et considère que les préoccupations du Caire sont démesurées.

Des analystes mettent toutefois en garde sur le fait que négocier une fois le barrage opérationnel pourrait accroître les risques de conflit.

peo/jcm/ap

 

 

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