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La violence et l’insécurité persistent en Colombie

Nations Unies, 15 juillet (Prensa Latina) La violence et l’insécurité persistantes dans de nombreuses communautés de Colombie constituent la plus grande menace pour la consolidation du processus de paix, a souligné hier le représentant spécial de l’ONU dans ce pays, Carlos Ruiz Massieu.

Lors d’une vidéoconférence avec le Conseil de Sécurité de l’ONU, il a également exprimé sa vive préoccupation face à l’augmentation des rapports de violence sexiste dans le contexte de la pandémie de Covid-19.

Il a encouragé toutes les parties à redoubler d’efforts pour améliorer la protection et la sécurité des femmes, y compris les ex-combattantes, les militantes et responsables de mouvements sociaux et les défenseuses des droits de l’Homme.

Ruiz Massieu a évoqué le travail réalisé par le Gouvernement et l´ancienne guérilla des Forces armées révolutionnaires de Colombie-Armée du peuple (FARC-EP) dans le processus de paix, surtout au milieu des difficultés causées par la pandémie, bien qu’il reste encore à faire.

La violence continue contre les anciens combattants, les défenseurs des droits de l’Homme, les leaders sociaux et les communautés indigènes, afro-colombiennes et autres reste l’une des principales préoccupations exprimées par les autorités des Nations Unies.

Selon le secrétaire général des Nations Unies, António Guterres, depuis l’instauration des mesures de restriction et de confinement en Colombie le 24 mars, la persécution de ces groupes, déjà élevée avant la pandémie de Covid-19, n’a pas diminué.

Cette tendance souligne l’urgence de mesures immédiates et concrètes pour traiter cette question, a-t-il indiqué dans un rapport sur le sujet.

La précarité des conditions de sécurité dans certaines anciennes zones territoriales de formation et de réinsertion et les menaces contre les ex-combattants ont entraîné leur déplacement vers d’autres zones.

Conformément aux priorités définies par le secrétaire général des Nations Unies pour la mise en œuvre de l’accord de paix de 2016, il est urgent de protéger les leaders sociaux, les défenseurs des droits humains et les ex-combattants, en assurant la viabilité du processus de réintégration des anciens guérilleros des FARC-EP.

En outre, a déclaré Guterres, il faut répondre aux besoins des communautés touchées par la violence et placer ces actions au centre de tous les efforts de consolidation de la paix en Colombie.

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