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L´extension des chefs d´accusation pourrait retarder le procès d’extradition d’Assange

Londres, 14 août (Prensa Latina) Le procès d’extradition de Julian Assange vers les États-Unis, prévu pour reprendre le 7 septembre prochain, pourrait être reporté à la suite de l’élargissement des accusations portées par les procureurs nord-américains.

La possibilité de ce report est apparue vendredi lors d’une audience administrative tenue à la Cour des Magistrats de Westminster tenue par la juge Vanessa Baraitser, qui est chargée de décider si elle remet le journaliste australien à la justice étasunienne.

Selon l’activiste de Wikileaks Juan Pasarelli, l’une des 11 personnes qui ont été autorisées à accéder à la salle d’audience en raison de la distanciation sociale en vigueur due au Covid-19, Baraitser a laissé aux avocats d’Assange la décision de demander un ajournement du procès.

Les États-Unis, qui veulent le juger pour avoir diffusé à travers le portail Wikileaks des documents classifiés de la diplomatie et des militaires nord-américains, ont déposé 18 accusations criminelles contre le cyber-activiste, ce qui au total pourrait entrainer une peine de 175 ans de prison.

En juin dernier, le Département de la Justice nord-américain a annoncé qu’il allait étendre les accusations de complot pour espionnage et piratage informatique, au motif d’avoir de nouvelles preuves qu’Assange a rencontré des hackers européens pour leur demander des informations et a encouragé le vol d’un ordinateur du Pentagone.

Selon Pasarelli, la défense du fondateur de Wikileaks a accusé les procureurs de ‘comportement abusif’, car ces prétendus faits se seraient produits après la publication des informations classifiées sur les militaires et les diplomates nord-américains en 2010 et 2011.

Avant la fin de l’audience, la juge a donné aux avocats d’Assange une semaine pour décider s’ils souhaitaient demander un report de la procédure d’extradition.

Dans des déclarations à la presse à la sortie du tribunal, John Shipton, père d’Assange, a assuré que la justice étasunienne entend prolonger le processus jusqu´à après les élections présidentielles de novembre prochain.

Washington s’efforce de faire en sorte que le procès ait lieu après les élections afin que le Département de la Justice puisse concentrer toute son énergie, ses efforts et son temps sur la poursuite de Julian, a-t-il affirmé.

Assange est incarcéré à la prison de haute sécurité de Belmarsh, dans l’est de Londres, depuis avril de l’année dernière, après avoir passé sept ans réfugié dans l’ambassade d’Équateur dans cette capitale.

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