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Cuba met en garde l’ONU contre la menace des États-Unis aux efforts de désarmement

Nations Unies, 2 octobre (Prensa Latina) Le chancelier de Cuba, Bruno Rodriguez, a alerté aujourd’hui dans une allocution virtuelle à l’ONU sur la menace que représentent les États-Unis et leur posture belliqueuse pour les efforts internationaux en matière de désarmement nucléaire.

La superpuissance du nord maintient le plus grand nombre de ces armes prêtes à l’emploi et est la seule au monde à avoir lancé deux bombes atomiques, a déclaré dans son message vidéo lors de la réunion de haut niveau de l’Assemblée Générale de l’ONU pour commémorer et promouvoir la Journée internationale pour l’élimination totale des armes nucléaires.

Selon Rodriguez, il est consternant de constater que, 75 ans après les bombardements criminels d’Hiroshima et de Nagasaki, il existe environ 13.400 armes nucléaires, dont près de 1.800 sont en état d’alerte opérationnelle et 3.720 sont déployées, plus de la moitié d’entre elles appartenant aux États-Unis.

La communauté internationale ne peut rester impassible face à la révision de la position nucléaire de ce pays, qui abaisse le seuil d’utilisation de ces armes, y compris en réponse aux dénommées ‘menaces stratégiques non nucléaires’, a-t-il souligné.

De même, le chancelier cubain a rejeté la décision de Washington de se retirer de l’accord nucléaire avec l’Iran et du traité sur les missiles à courte et moyenne portée, signé avec l’ex-Union Soviétique, des actions unilatérales ayant de graves conséquences pour la stabilité et la sécurité internationales.

À cet égard, il a exhorté le Gouvernement des États-Unis à renouveler le Traité de réduction des armements stratégiques avec la Russie (connu sous le nom de Start).

Il a également condamné les tentatives de l’administration nord-américaine actuelle de rétablir la doctrine Monroe, en violation de la Proclamation faisant de l’Amérique Latine et des Caraïbes une zone de paix.

Le ministre cubain des Affaires Étrangères a fait observer que la pandémie de Covid-19 a montré la fragilité d’un monde où l’accès universel aux services de santé de base n’est pas garanti. Alors que des arsenaux nucléaires sont modernisés et étendus sous le prétexte de concepts ou de doctrines militaires de défense et de sécurité, qui continuent de menacer l’humanité, a-t-il souligné.

L’élimination totale des armes nucléaires doit être la priorité absolue dans le domaine du désarmement, tandis que l’énergie nucléaire ne doit être utilisée qu’à des fins pacifiques pour le développement socioéconomique des États, sans discrimination, a-t-il déclaré.

De même, il a réitéré l’appel à la ratification du Traité d’interdiction des armes nucléaires. ‘Cuba est fière d’être le cinquième État à avoir ratifié cet instrument, d’intégrer la première zone exempte d’armes nucléaires dans une zone densément peuplée de la planète et d’appartenir à la première région du monde à se proclamer zone de paix’, a-t-il manifesté.

Mon pays est également un membre actif du Mouvement des pays non alignés, qui a encouragé la célébration de la Journée internationale pour l’élimination totale des armes nucléaires, a-t-il ajouté.

Pour conclure, le chancelier a rappelé les paroles du leader de la Révolution cubaine, Fidel Castro : ‘Les bombes pourront tuer les affamés, les malades, les ignorants, mais elles ne peuvent pas tuer la faim, les maladies, l’ignorance’.

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