mercredi 24 avril 2024 |
Prensa Latina - Qui sommes nous

| Contacter avec Prensa Latina

Agence d'information Latino-américaine
Édition française
Search
Close this search box.

Alertes à la fraude et augmentation des massacres en Colombie

Bogota, 15 novembre (Prensa Latina) Les alertes de membres de l’opposition sur une éventuelle fraude lors des élections générales de 2022 et la condamnation de l’augmentation des massacres ont marqué la semaine qui s’achève aujourd’hui en Colombie.

Le sénateur Rodrigo Lara a averti sur Twitter que la proposition du gouvernement d’Ivan Duque de présenter le vote virtuel est une fraude « garantie » parce qu’elle supposerait le vote de Colombiens résidant à l’étranger qui ne font pas partie du recensement.

Lara, qui a démissionné de son parti Cambio Radical, a expliqué lors d’une session virtuelle du Congrès que personne ne sait combien de Colombiens vivent au Venezuela ou aux États-Unis, et cela permet de créer de fausses identités numériques.

Il a également dénoncé l’intention de l’Exécutif d’abroger la loi sur les garanties, qui interdit l’utilisation de ressources publiques pour des campagnes électorales dans les quatre mois précédant les élections.

La suppression éventuelle de la réglementation est traitée dans le cadre de la discussion du Code électoral que le législtaif mène en vue des élections de 2022.

À cet égard, le membre du parlement et leader du mouvement Colombia Humana, Gustavo Petro, a alerté sur l’argent public qui coulait dans les campagnes électorales, et a qualifié la tentative de préparation de révision d’une « grande fraude électorale ».

Alors que le Congrès débat de cette question, le rejet de nouveaux massacres enregistrés et à la présence de groupes paramilitaires dans les zones rurales sont de plus en plus nombreux.

L’organisation non gouvernementale Fondation Cordoberxia a condamné sur Twitter l´assassinat violent commis la veille dans la municipalité de Tierralta, dans le département de Córdoba, où trois personnes d’une même famille ont trouvé la mort.

Elle a affirmé que les responsables étaient des paramilitaires et a exhorté le président Iván Duque à démanteler ces groupes irréguliers et leurs réseaux de soutien.

Le dernier rapport de l’Institut d’Etudes pour le Développement et la Paix (Indepaz), qui surveille le conflit armé en Colombie, montre que les massacres sont passés de 36 en 2019 à 70 depuis le début de l´année.

Le nombre d’assassinats lors de massacres est de 278 personnes en 2020, contre 133 l’année dernière, selon l’ONG créée en 1984 pour accompagner des initiatives en faveur de la paix.

Un rapport divulgué au début du mois sur le site d’Indepaz précise que les départements comptant le plus grand nombre de massacres présentés à ce jour sont Antioquia, le Cauca, Nariño et Norte de Santander.

peo/agp/lbp

EN CONTINU
notes connexes