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Bolsonaro accusé devant l´ONU et l’OMS pour sa gestion de la crise sanitaire

Brasilia, 31 janvier (Prensa Latina) Des évêques ont dénoncé le président Jair Bolsonaro devant les Nations Unies et l’Organisation Mondiale de la Santé (OMS) pour sa gestion de la pandémie de Covid-19 au Brésil, qui a fait plus de 222 mille morts jusqu’à hier.

Selon le journaliste Jamil Chad, dans sa colonne du site d´information UOL, des entités religieuses et des prélats ont informé le Haut-Commissariat des Nations Unies aux Droits de l’Homme que la pandémie dans le géant sud-américain est ‘alimentée par un comportement politique, économique et sociale contradictoire, négatif, indifférent à la douleur’.

Ils ont également noté que le gouvernement de Bolsonaro, compte tenu de son action durant la crise sanitaire, ‘amplifie les profondes inégalités’ et ils exigent des enquêtes.

Ils ont également affirmé soutenir ‘les plus de 60 demandes de destitution du président de la République, en particulier pour les délits de responsabilité concernant les politiques de santé publique en temps de pandémie’.

Parmi les entités qui dénoncent Bolsonaro figurent la Commission spéciale de l’écologie intégrale et des mines de la Confédération nationale des évêques, le Conseil national des églises chrétiennes, le Conseil indigène missionnaire, la Fondation luthérienne de la Diaconie, ainsi que d´autres organisations de missionnaires, de congrégations et de sœurs.

Outre l’ONU et l’OMS, les plaignants ont exigé que l’Organisation Panaméricaine de la Santé fasse pression sur le gouvernement brésilien, considérant qu’il n’y a pas de ‘transparence dans l’information et encore moins de confiance dans les décisions prises par les représentations politiques brésiliens concernant la maîtrise de la Covid-19’.

Parmi les 10 personnes qui meurent de l’agent pathogène dans le monde, une est originaire du Brésil, ont-ils souligné. ‘L’émergence d’aujourd’hui découle des décisions politiques d’hier’, ont-ils insisté.

Ils ont mentionné que la loi dite de plafonnement des dépenses, par exemple, entrave les investissements publics et contribue à accroître les inégalités en privatisant des services essentiels au développement économique, tels que l’assainissement de base, l’éducation et la santé.

Pour le groupe religieux, « les populations les plus touchées par ce choix politique sont les noirs et les indigènes, renforçant ainsi le racisme structurel de notre société ».

Ils ont souligné que l’analyse détaillée des décisions du gouvernement concernant la pandémie révèle une stratégie de propagande contre la santé publique, un discours politique qui mobilise des arguments économiques, idéologiques et moraux.

‘Encore une fois, le cri de détresse est plus fort en Amazonie, où la vague de contamination dessine des scénarios d’indicible dégradation et un total manque de respect pour la dignité humaine’, ont-ils souligné.

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