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Le Royaume-Uni accusé d’autoriser la combustion de gaz polluants

Londres, 2 février (Prensa Latina) Le gouvernement britannique permet aux compagnies pétrolières opérant en mer du Nord de décharger chaque année dans l’atmosphère d’énormes quantités de gaz polluants, a dénoncé hier l’organisation écologiste Greenpeace.

Selon un rapport publié ce lundi par Unearthed, l’unité de recherche de Greenpeace, entre 2015 et 2019, des multinationales comme Repsol Sinopec, Total, Shell, BP et EnQuest ont brûlé ou simplement laissé échapper dans l’environnement 20 millions de tonnes de gaz qui accompagne le pétrole extrait.

Cette pratique, strictement interdite par d’autres pays voisins comme la Norvège, est parfois pratiquée pour des raisons de sécurité, mais elle vise presque toujours à éviter les frais de transport vers la côte, assure le rapport établi à partir de documents officiels.

Le texte affirme, par exemple, qu’en 2015, lorsque la compagnie Britannique BP, la Française Total et l’Espagnole Repsol ont promis de réduire les émissions de gaz polluants dans le cadre de leur engagement envers l’Accord de Paris sur le changement climatique, elles ont en fait augmenté la combustion et la libération du gaz.

Il cite également le législateur travailliste et militant écologiste Ed Miliband, qui estime ‘honteux’ que le gouvernement britannique ‘ferme les yeux’ sur ce qui se passe en mer du Nord.

De l’avis de Miliband, ces pratiques nuisent à la crédibilité du Royaume-Uni en tant qu’hôte du sommet sur le climat (ou COP26) qui se tiendra à Glasgow, en Écosse, en novembre prochain.

Les ministres doivent investir rapidement dans la production d’énergie à faible émission de carbone grâce à un plan de relance économique durable, soutenir la transition vers un secteur plus propre et créer de nouveaux emplois pour lutter contre le chômage, a-t-il souligné.

Greenpeace estime, pour sa part, que le gouvernement britannique doit non seulement interdire l’incinération ou le rejet dans l’atmosphère du gaz accompagnant le pétrole brut, mais aussi changer d’approche en ce qui concerne l’octroi de permis d’exploitation aux compagnies pétrolières.

peo/mem/nm

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