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Des organisations de défense des droits de l´Homme en Haïti dénoncent la persécution politique

Port-au-Prince, 9 février (Prensa Latina) Des organisations de défense des droits de l’Homme ont qualifié aujourd’hui de persécution politique l’arrestation d’une vingtaine de personnes, dont un juge de la Cour de cassation, la plus grande instance judiciaire d’Haïti.

Le juge Ivickel Dabrésil, l’inspectrice générale de la police, Marie Gauthier, entre autres, ont été arrêtés et inculpés dimanche dernier sous l’accusation de conspiration contre la sécurité intérieure de l’État, selon les déclarations du premier ministre Joseph Jouthe.

L’Organisation des Citoyens pour un Nouvel Haïti (OCNH) prévient que l’Unité de Sécurité du Palais National, la force qui a arrêté le groupe de personnes susmentionné, ne peut pas jouer le rôle de police administrative et judiciaire.

De même, elle a insisté sur le fait que les ‘actes arbitraires et illégaux sont une formule fasciste passée, louée par certains nostalgiques de la dictature et qu’ils doivent être coupés à la racine’.

Conjointement à l’OCNH, le Réseau national des droits de l’Homme, la Commission épiscopale pour la justice et la paix et le Centre d’analyse et de recherche sur les droits de l’Homme ont dénoncé dans un communiqué la détention et la torture dont a été victime le juriste.

Ces entités soutiennent que le mandat présidentiel de Jovenel Moïse a pris fin le 7 février et considèrent donc qu’il dirige un gouvernement de facto soutenu par des milices dans l’intention d’installer définitivement un pouvoir autoritaire en Haïti.

La veille, l’opposition politique et les organisations sociales ont nommé Joseph Mécène, un autre juge de la Cour de cassation, comme président de l’éventuel gouvernement transitoire, considérant un vide de pouvoir après l’application de l’article 134-2 limitant la durée de la période présidentielle.

En réponse, Moïse a démis hier trois juges de leur fonction, dont Dabrésil et Mécène, et le ministre de la Justice, Rockefeller Vincent, a accusé ce dernier de violer les lois en acceptant la présidence d’un gouvernement intérimaire et a suggéré qu’il pourrait subir le même sort que son collègue.

peo/mem/Ane

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