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Le vainqueur des élections au Kosovo prend position quant à la Serbie

Belgrade, 17 février (Prensa Latina) Le virtuel nouveau Premier ministre du Kosovo, Albin Kurti, a lancé aujourd’hui un seau d’eau froide sur le processus de dialogue avec la Serbie afin de normaliser leurs relations en exposant un vaste cahier des charges.

Dans des déclarations à la chaîne de télévision Euronews citée ici, il a affirmé que le Kosovo s’est libéré de la Serbie et qu’il appartient maintenant à ce pays de se détacher de cette province, à majorité albanaise, qui a déclaré son indépendance unilatérale il y a 13 ans.

Concernant les négociations, entamées en mars 2011 avec la médiation de l’Union européenne (UE), il a souligné que Belgrade ‘doit changer la façon de regarder le Kosovo, lui demander pardon, le reconnaître et le dédommager, ainsi que s´éloigner de la Russie et la Chine, et le faire dès que possible’.

Il a lié cette question à la vaccination contre le SARS-Cov-2 en soulignant que son éventuel gouvernement n’acceptera pas de vaccins de la Serbie parce qu’elle les reçoit de Russie et de Chine, et que du point de vue de ses valeurs et intérêts le Kosovo s’oriente toujours vers l’Occident.

Il a affirmé que son parti, Autodétermination, qui a remporté 56 sièges au sein du futur parlement et n’atteint pas la majorité pour former un gouvernement, n’établira pas de coalition avec le Parti démocratique ni avec la Ligue démocratique (arrivés respectivement deuxième et troisième lors des élections) parce qu’ils ont gouverné pendant les 20 dernières années et que cela doit être réformé.

Nos priorités, a-t-il souligné, sont l’emploi et la justice, ce qui signifie arrêter l’émigration des jeunes et lutter contre la corruption, ainsi que l’élimination des éléments qui emprisonnent l’État installés par ces forces politiques ayant perdu lors des élections du 14 février dernier.

Kurti a également fait part des changements que l’Union européenne doit selon lui introduire, consistant en une réforme totale et non seulement sur la méthodologie pour l’élargissement du bloc.

Dans des déclarations antérieures au quotidien suisse Temps, il a estimé que l’UE et les Balkans occidentaux sont importants l’un pour l’autre et qu’ils doivent donc être intégrés un jour, ajoutant que cela doit se faire à l’unisson.

peo/mgt/rmh

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