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Vaccination irrégulière au Pérou

Lima, 22 février (Prensa Latina) Le chef de l’une des équipes en charge des essais au Pérou du vaccin Sinopharm a assumé hier l’entière responsabilité de l’application irrégulière du médicament et a présenté des excuses publiques au laboratoire.

Germán Málaga a déclaré au quotidien El Comercio qu´il assumé sa décision de pratiquer une vaccination secrète, grâce à une provision supplémentaire de l’antidote, à l’ancien président Martín Vizcarra (lorsqu’il était en fonction), à deux ministres et plus de cent fonctionnaires, en plus d’hommes d’affaires et politiques, de médecins de cliniques privées ou encore du propriétaire d’un restaurant.

Le célèbre chercheur qui a été destitué de la direction du laboratoire d’essais cliniques de l’Université Cayetano Heredia, a déclaré qu’il s’excusera auprès du laboratoire chinois Sinopharm et le remerciera de lui avoir fait confiance pour ces mois de recherche.

Après avoir considéré sa destitution comme une décision correcte, Malaga a reconnu avoir commis « beaucoup d’erreurs graves, ce qui n’affecte pas l’université ni l’étude commencée », dans laquelle Sinopharm a fait un investissement important et qui continuera.

Le médecin fait l’objet d’une enquête menée par le Bureau du Procureur chargé de la lutte contre la corruption, tout comme les anciennes ministres des Affaires étrangères, Elizabeth Astete, et de la Santé, Pilar Mazzetti, pour divers délits qui sont punis d’emprisonnement et qui font l’objet de graves questionnements éthiques et moraux.

‘L’essai ne va pas être retardé parce que tout est déjà en cours et ce qu’ils ont décidé est d’enlever la tache que je suis pour rendre l’étude transparente’, a-t-il déclaré.

Dans le même temps, une commission gouvernementale dirigée par l’ancien ministre de la Santé Fernando Carbone, et composée de collèges professionnels de Médecine, d’Infirmerie et de Chimie-Pharmaceutique, enquête sur la liste des personnes vaccinées secrètement.

Parmi les mystères à éclaircir, il y a des dizaines de noms répétés ou inexistants dans le registre officiel d’identification, ou qui ont reçu une dose supplémentaire, un fait inhabituel selon les spécialistes, et qui pourrait du coup avoir permis de cacher les noms d’autres personnes vaccinées.

L’un des cas qui suscite des interrogations est celui d’Alejandro Aguinaga, médecin de l’ex-président Alberto Fujimori (en prison pour crimes contre l’humanité). Aguinaga et sa femme auraient reçu trois doses chacun, six doses étant pourtant suffisante pour trois personnes.

peo/ga/Mrs

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