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Le président haïtien accusé de mettre en danger des journalistes

Port-au-Prince, 24 février (Prensa Latina) L’Association des Journalistes d’Haïti (AJH) a averti hier que les déclarations du président Jovenel Moïse mettent en danger les travailleurs de la presse et constituent une attaque contre les libertés.

La veille, le mandataire a déclaré devant le Conseil de Sécurité des Nations Unies que les gangs se déguisaient souvent en représentants des médias pour attaquer les policiers sur le terrain.

Par ces remarques, le chef de l’État justifie et assume la responsabilité des actes de brutalité orchestrés par des policiers contre les travailleurs de la presse, tout en exposant ces professionnels à toutes les formes d’attaque et d’agression, a exprimé l’AJH dans une note de protestation.

Elle s’est également interrogé sur les mesures prises par le gouvernement pour améliorer le position d´Haïti dans le classement mondial de la liberté de la presse, alors que sont toujours attendus les résultats des enquêtes policières et judiciaires sur la disparition du photoreporter Vladjimir Legagneur en 2018, et les assassinats de Rospide Pétion et Nehemiah Joseph en 2019.

Au cours des dernières semaines, à la suite de l’intensification des manifestations antigouvernementales, plusieurs journalistes ont été blessés suite à l’intervention de la police au cours des protestations.

Depuis la fin du mois de janvier, au moins quatre de ces professionnels ont été atteints par des armes à feu et d’autres par des grenades lacrymogènes, ce qui a conduit les Nations Unies à exprimer leur préoccupation face à l’usage ‘disproportionné’ de la force et à avertir que ces actions ont pour effet de limiter le droit à l’information.

Les associations nationales de presse, le Bureau de la protection du citoyen et les organisations de défense des droits de l’Homme se sont également prononcés contre les abus de la police.

La police a annoncé qu’une enquête avait été ouverte pour identifier les responsables des attaques contre la presse, mais le porte-parole cette institution, Garry Desrosiers, a reconnu ce mardi que peu de progrès avaient été réalisés dans ce dossier.

peo/oda/Ane

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