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Souveraineté ou guerre sont les seules alternatives pour le Sahara Occidental

Par Moïse Saab Lorenzo

La Havane 26 février (Prensa Latina) Il y a quelque temps, j’ai dit à un diplomate de la République arabe sahraouie démocratique (RASD) que je ne concevais pas la possibilité de faire une guérilla dans le désert, un terrain sans végétation. Sa réponse a été immédiate : nous, nous ne comprenons pas comment la guerre peut se faire dans un autre environnement que le désert : une leçon synthétique d’adaptation au milieu pour survivre.

C’est cet esprit que transmet l’ambassadeur de la RASD à Cuba, Mohamed Salek, quand, dans une interview accordée à Prensa Latina, il affirme que dans la recherche de l’autodétermination ‘l’alternative de notre peuple est la souveraineté et la paix ou la guerre’.

Il précise qu’après près de 30 ans de trêve avec le Maroc, « nous n’atteignons pas le résultat auquel aspire le peuple sahraoui, qui est la souveraineté et l’indépendance ».

‘Le 13 novembre dernier, le Royaume du Maroc a rompu le cessez-le-feu qui durait depuis septembre 1991, période au cours de laquelle le peuple sahraoui a fait preuve d’une extrême patience’, indique-t-il au sujet de la reprise des hostilités.

‘En outre, la monarchie marocaine a érigé un mur, que nous appelons de l’ignominie, a intensifié les exactions contre les camps de réfugiés, les enlèvements et la répression des indépendantistes, dont 38 sont sanctionnés à la réclusion à perpétuité’.

Il révèle à cet égard que depuis la reprise des hostilités les combattants sahraouis ont mené une centaine d’actions contre ce mur de division sur un territoire que la RASD revendique pour des raisons culturelles, ethniques et historiques.

Demain, la RASD fêtera les 45 ans de sa fondation, proclamée après que les autorités coloniales espagnoles eurent évacué le Sahara occidental à la suite du décès de Francisco Franco Bahamonde.

Ce départ de Madrid a favorisé la Marche Verte, une migration massive de Marocains qui ont occupé une grande partie du territoire, riche en pétrole, or et autres minéraux précieux et possédant dans ses eaux territoriales une vaste zone de pêche.

Interrogé sur la possibilité d’une intervention internationale ouvrant la voie à l’indépendance, Salek, dont le nom de guerre est Omar Bulsan, est catégorique : ’80 pays reconnaissent la RASD ; la solidarité internationale nous accompagne et notre indépendance est à la table’.

En ce sens, il évoque comme facteur négatif ‘la passivité du secrétaire général de l’ONU qui a empêché la tenue du référendum pour l’autodétermination’.

Le cas colonial du Sahara occidental est le seul en suspens en Afrique pour le Comité de décolonisation de l’ONU, reconnaît le propre organisme international.

C’est une tâche inachevée avec des séquelles de souffrance et de mort pour une communauté humaine, tant au Sahara occidental que pour les centaines de milliers de personnes dispersées dans la diaspora qui attendent pour leur droit.

peo/agp/msl

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