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Le Amal, le Hezbollah et les évêques chrétiens demandent un gouvernement au Liban

Beyrouth, 22 avril (Prensa Latina) Les partis Amal et Hezbollah ainsi que des évêques chrétiens ont appelé à une formation rapide d´un gouvernement au Liban pour éviter l’effondrement économique et financier qui pèse sur le pays, a souligné aujourd’hui le journal The Daily Star.

La demande du Amal et du Hezbollah, les deux principaux groupes politiques musulmans chiites, a lieu suite à l’échec des médiations locales, occidentales et arabes pour sortir de la crise politique concernant la nomination d’un exécutif.

Dans un communiqué commun, ils ont souligné la nécessité d’éliminer immédiatement les obstacles à la mise en place d’un cabinet dont le pays ne dispose plus depuis le 10 août 2020.

Ce prochain gouvernement est indispensable pour sauver la nation de l’effondrement vers lequel elle se dirige, mettre en œuvre des réformes, combattre la corruption et réaliser les aspirations des Libanais à un état de droit, a précisé la déclaration.

Dans le même temps, le Conseil des Patriarches et Archevêques catholiques maronites a également lancé un appel à ce sujet après une rencontre menée par sa plus haute figure, Bechara Boutros al-Rai.

‘Compte tenu de la perte de souveraineté interne et externe et le fait que les forces politiques libanaises sont incapables de parvenir à un consensus sur un gouvernement, nous demandons une conférence internationale sous l’égide de l’ONU’, a déclaré Rai.

Les participants au conclave ont exprimé leur douleur face à la faim, aux privations, à la pauvreté et au chômage dont souffrent les Libanais, et qui sont accentués par la pandémie de Covid-19 et l’absence d’un gouvernement efficace.

‘Un sauvetage est nécessaire d’urgence pour mettre en œuvre des réformes, lutter contre la corruption et réaliser un audit médico-légal des comptes de la Banque centrale par le biais d’un pouvoir judiciaire indépendant’, a indiqué un communiqué publié à l’issue de la réunion.

Les appels séparés lancés par Amal et le Hezbollah et les patriarches maronites se produisent alors que les dirigeants politiques libanais ignorent les appels lancés par la communauté arabe, les États-Unis, la Russie et la France.

Le paysage national continue de se détériorer avec la dévaluation de près de 90 pour cent de la monnaie locale et une inflation qui a plongé plus de la moitié des Libanais en dessous du seuil de pauvreté estimé à 3,64 dollars par jour.

peo/msm/arc

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