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L´ONU Colombie rejette la violence contre les groupes et les acteurs sociaux

Bogota, 26 avril (Prensa Latina) Le Système des Nations Unies (ONU) en Colombie a rejeté aujourd’hui les actes de violence contre les communautés, les leaders sociaux et les anciens guérilleros qui ont bénéficié de l’Accord de Paix de 2016. 

L’ONU Colombie a également condamné avec véhémence ce type d’actes qui se seraient aggravés au cours de la semaine écoulée, souligne un communiqué de cette instance.

Le document met en lumière la situation dans le département de Cauca, l’un des plus touchés par la violence exercée par des groupes armés illégaux contre des peuples indigènes et leurs autorités, ainsi qu´à l´encontre de personnes démobilisées des anciennes Forces armées révolutionnaires de Colombie-Armée du peuple (FARC-EP).

À cet égard, l’ONU Colombie s’est déclarée ‘particulièrement préoccupée’ par les attaques qui ont eu lieu en mars et avril de cette année, notamment l’assassinat de la gouverneure indigène Sandra Liliana Peña et l’attaque contre la communauté à laquelle elle appartenait, qui a fait des dizaines de blessés.

Quant aux assassinats d´anciens guérilleros, l´entité a indiqué qu’ils se produisaient dans différents départements du pays et a appelé à respecter les dispositions de l’Accord de Paix signé entre l’État colombien et les FARC-EP sur le respect de la vie de ceux qui sont en train de réintégrer la vie civile.

L’Institut d’études pour le développement et la paix (Indepaz) indique que les quatre mois presque écoulés depuis début 2021 sont les plus violents par rapport aux années précédentes, 21 ex-combattants ayant été tués, dont sept au cours de la semaine dernière.

Indepaz fait également état de 31 massacres et de 52 leaders sociaux et défenseurs des droits humains assassinés au cours de la même période.

‘Ces événements violents, qui ont de graves répercussions sur la vie des personnes et des communautés, se déroulent dans des territoires où se trouvent des groupes armés illégaux et des organisations criminelles, où se développent des économies illicites, où il y a un recrutement de mineurs et une présence limitée de l’État’, avertit l’ONU Colombie.

Cette instance réitère l’appel du secrétaire général de l’organisation des Nations Unies, Antonio Guterres, à cesser immédiatement les hostilités et à œuvrer pour le redressement national dans un contexte marqué par l’impact de la Covid-19.

Guterres a alors souligné l’importance de ‘sauvegarder efficacement la vie et les droits de toutes les personnes dans les territoires touchés par le conflit et la violence’.

L’ONU, conclut le communiqué, réitère sa solidarité avec toutes les victimes et continuera d’accompagner les communautés, les autorités ethniques et les entités de l’État pour faire face à ces préoccupations communes, surmonter le conflit et avancer dans la consolidation de la paix.

peo/mem/avs

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