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Régulation des flux migratoires entre la Colombie et le Panama

Panama, 9 août (Prensa Latina) Les autorités de sécurité du Panama et de la Colombie décideront aujourd’hui de l’itinéraire et de l’organisation du flux migratoire irrégulier croissant qui se déplace actuellement à leur frontière commune, en plus d’affronter les trafiquants d’êtres humains. 

À la suite de discussions binationales entre des délégations de haut niveau, qui se sont tenues dans la ville panaméenne de Metetí, de hauts responsables militaires et des services de l’immigration des deux pays se retrouveront ce lundi dans le port colombien de Necoclí, d’où partent les migrants pour pénétrer en Amérique centrale.

Ces mesures feront partie des récents accords entre les deux pays pour contrôler l’avalanche de personnes qui s’aventurent à traverser la dangereuse forêt du Darién, partagée par les deux nations, en direction du Sud vers le Nord et avec les États-Unis ou le Canada comme destination finale souhaitée.

À Necoclí, dans le département colombien d’Antioquia, sont concentrés environ 15 mille migrants de diverses nationalités, principalement haïtiens, qui tentent de traverser en bateau le golfe d’Urabá, pour continuer leur voyage à travers la jungle.

La crise créée par la présence massive dans les communautés frontalières aux ressources limitées a nécessité l’attention des deux gouvernements, qui ont convenu d’un plan d’urgence qui prévoit de contrôler le nombre quotidien de migrants qui transitent pour notamment éviter que les capacités d’accueil du côté panaméen soient totalement dépassées.

Il est également prévu un échange d’informations, l’établissement d’un parcours par des sentiers pour réduire les risques et des actions légales contre les criminels qui attaquent les migrants.

La vice-présidente colombienne et ministre des Affaires étrangères, Marta Lucia Ramirez, et son homologue panaméenne, Erika Mouynes, ont conduit les délégations respectives qui se sont réunies vendredi dernier près de la frontière pour trouver des solutions au passage ordonné et sûr de la vague actuelle.

Le Panama joue son rôle et nous sommes heureux de la volonté de la Colombie de s’asseoir à la table des négociations. Il est bon que ce dialogue se poursuive et que nous concrétisions nos responsabilités. Nous devons construire un front commun face à ce phénomène transcontinental’, a déclaré la ministre panaméenne à la presse.

Le 11 août prochain, elle a convoqué les pays qui composent la route migratoire vers l’Amérique du Nord pour un sommet ministériel à la recherche de réponses collégiales et régionales aux dangers de ces traversées informelles.

peo/mem/Orm

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