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L’Afghanistan sous la loupe du Conseil de sécurité de l’ONU

Nations Unies, 31 août (Prensa Latina) La situation en Afghanistan suscite des inquiétudes au sein de l’ONU et de la communauté internationale, alors que le délai de retrait des troupes nord-américaines expire aujourd’hui et que l’avenir sur place semble bien incertain. 

La sortie en toute sécurité des Afghans désireux de quitter le pays, l’aide humanitaire et le refus du terrorisme sont des questions faisant l’objet de récents débats au Conseil de sécurité des Nations unies  finalement prises en compte dans une résolution approuvée lundi.

Toutefois, le texte a été adopté avec l’abstention de la Chine et de la Russie et largement critiqué par les autres membres du Conseil du fait de sa faible condamnation des violations des droits de l’Homme.

L’ambassadeur chinois Geng Shuang a souligné que “compte tenu de la fragilité de la situation sur le terrain et des incertitudes, toute action du Conseil devrait contribuer à apaiser les tensions, et non à les aggraver”.

Dans ce sens,  il  a indiqué que “le récent chaos dans ce pays d’Asie centrale est directement lié au retrait précipité et désordonné des troupes étrangères.

Pour sa part, l’ambassadeur russe aux Nations unies, Vassily Nebenzia, a dénoncé le fait que les États-Unis et leurs alliés essayent – moyennant la résolution récemment approuvée – de rendre les talibans responsables de leur échec en Afghanistan”.

Selon le diplomate, ‘il s’agit d’une tentative de rendre le mouvement taliban responsable de l’échec de 20 ans de présence militaire états-unienne.

La Russie s’est opposée aux termes utilisés dans la résolution, à savoir pour identifier les menaces et les groupes terroristes par leur nom.

En outre, la représentante de l’Irlande, Geraldine Byrne Nason, a  été parmi ceux ayant exprimé leur déception quant à la formulation définitive du texte:“nous aurions préféré un langage plus fort sur les droits de l’Homme, compte tenu notamment de la situation des femmes et des filles en Afghanistan”.

Alors que la France et le Royaume-Uni ont proposé la création d’une zone de sécurité à l’aéroport civil de Kaboul sous l’égide des Nations unies, la résolution adoptée au Conseil n’aborde pas cette question, bien qu’elle insiste sur la nécessité pour les talibans de permettre à ceux souhaitant quitter le pays de le faire en toute sécurité.

Le texte décrit quand même que les parties au conflit doivent tout faire pour sécuriser l’aéroport et ses environs, où ont déjà eu lieu des attaques terroristes revendiquées par l’État islamique.

En effet, l’urgence de faire face à la grave menace du terrorisme est l’un des points clés de la résolution.

L’Afghanistan ne doit pas être utilisé comme un refuge par les terroristes, note le document,et appelle les Talibans à faciliter l’accès des travailleurs humanitaires au pays.

Selon les rapports de l’ONU, en pleine pandémie de Covid-19, les besoins humanitaires augmentent dans tout l’Afghanistan. D’ailleurs, plus de 18 millions de personnes demandent de l’aide dans un contexte de famine, de sécheresse, de conflit.

jcc/npg/ifb

 
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