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Le premier ministre haïtien se désolidarise des gangs armés

Port-au-Prince, 29 octobre (Prensa Latina) Le Premier ministre haïtien Ariel Henry a démenti aujourd’hui le fait que le gouvernement ait eu des relations avec des gangs ou fourni des fonds à ces groupes armés.

Le neurochirurgien, accusé par les organisations de défense des droits de l’Homme de financer les gangs, a assuré que « nous ne sommes pas là pour donner de l’argent aux gangs ».

M. Henry s’est prononcé après plusieurs jours de silence malgré la grave crise du carburant, dont la distribution est bloquée par des bandes armées. Même le chef de la fédération du G-9 et ses alliés ont fait pression afin de réussir  la démission du chef du gouvernement afin de permettre le passage du carburant.

D’autres personnalités comme le président du Sénat, Joseph Lambert, ont également demandé la démission du Premier ministre, ainsi qu’une aide étrangère pour lutter contre l’insécurité dans le pays.

Pour sa part, le chef du gouvernement a promis une solution durable à la pénurie de carburant qui met sous pression les hôpitaux, les compagnies de téléphone, les centres de production d’oxygène, les stations d’épuration et d’autres entreprises, alors que son prix sur le marché informel a été multiplié par sept.

Sans révéler  les détails sur la stratégie qui sera adoptée, il a quand même  confirmé que les carburants étaient maintenant   à disposition des terminaux pétroliers et que d’autres commandes avaient  été passées pour répondre à la demande certainement élevée.

Cette semaine, le cortège du ministre de l’Intérieur et de la Justice, Litz Quitel, a été la cible de tirs alors qu’il quittait le terminal de Varreaux. Un corridor de sécurité a été mis en place par le gouvernement pour garantir l’approvisionnement en carburant des pompes et autres lieux stratégiques.

Bien que certains hôpitaux aient commencé à recevoir du carburant, les stations-service de la capitale sont toujours hors service, et d’autres ont temporairement fermé leurs portes.

Les pénuries de carburant ont entraîné une hausse des prix des produits de base et des transports publics  tout en limitant la production d’électricité dans un pays où à peine plus de 30 % des habitants ont accès au service national d’électricité.

jcc/mem/ane

 
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