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Un décret-loi sur la maternité renforce les droits à Cuba

La Havane, 19 janvier (Prensa Latina) Renforcer la protection des mères et des pères à Cuba, quel que soit le secteur de l’économie dans lequel ils exercent, constitue l’objectif d’un nouveau texte de loi récemment adopté dans l’île, ont déclaré aujourd’hui les autorités.

Le Décret-Loi No. 56 concernant la maternité de la travailleuse et de la responsabilité des familles, publié au Journal Officiel numéro 145 Ordinaire du 14 décembre dernier, élargit les droits des mères du secteur public et accorde des garanties égales aux travailleuses du secteur non étatique de l’économie.

Selon Haydée Franco, sous-directrice juridique du Ministère du Travail et de la Sécurité sociale, la réglementation permet aux grands-parents d’un mineur dont la mère étudie encore de bénéficier des prestations sociales, ce qui garantira l’autonomie et la continuité des études chez les jeunes femmes.

Cette réglementation n’a pas été promulguée dans le but d’encourager la grossesse chez les adolescentes, mais pour favoriser les jeunes qui étudient aujourd’hui dans l’enseignement technico-professionnel et dans l’enseignement supérieur, a déclaré Franco dans une interview accordée au journal Granma, organe officiel du Parti communiste cubain.

De même, la loi accordera aux mères d’enfants malades une allocation équivalant à 60 % du salaire moyen perçu avant que la maladie ne soit déclaré. « Cela garantira que, bien que dans une moindre mesure, il y ait un revenu économique pour le noyau familial », a-t-elle manifesté.

Avant d’arriver à 34 semaines de grossesse, ou 32 semaines si c’est une grossesse multiple, la mère sera protégée avec une allocation égale à 100 pour cent du salaire moyen perçu dans les 12 mois précédant le repos, a ajouté Franco.

Par ailleurs, si le mineur a besoin de soins spéciaux et qu’il n’est pas possible de le lier à un centre de santé ou d’éducation, les parents ou grands-parents qui travaillent peuvent bénéficier d’un congé payé qui peut s’étendre jusqu’aux cinquième anniversaire révolu du mineur.

« Le travailleur ne perd pas son lien avec le travail. En cas de fermeture ou de fusion de l’entité avec qui la personne est liée, l’administration est tenue de s’organiser avec d’autres entités afin de garantir, à la fin de ces cinq années, que le travailleur soit muté sur un autre poste », a souligné Franco.

La règle antérieure selon laquelle la mère devait compter 75 jours de travail pour avoir droit à des prestations pécuniaires est supprimée. « Désormais, il suffit d’avoir la condition de travailleuse, et cela est déterminé par le lien contractuel du travailleur avec l’entité, pour générer le droit à la prestation », a-t-elle assuré.

Dans des déclarations récentes, le Président de l’Assemblée nationale du pouvoir populaire (Parlement), Esteban Lazo, a déclaré que l’adoption de ce document témoignait de la promotion d’un modèle inclusif à Cuba, dans lequel les femmes et les hommes peuvent accéder à la construction d’une nouvelle société et y contribuer sur un pied d’égalité.

La première loi sur la maternité à Cuba date de 1974, lorsqu’un ensemble de règlements ont bénéficié aux femmes enceintes, dont le congé payé.

peo/mem/Lrg

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