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Cuba suit le cas d’une docteur enlevé en Haïti

Port-au-Prince, 20 janvier (Prensa Latina) Cuba est en contact avec les proches de la docteur enlevée en Haïti, dans le but d’apporter l’appui nécessaire et de contribuer autant que possible à sa libération, a confirmé hier l’ambassade de l’île dans cette capitale.

Dans un message sur Twitter, la légation cubaine a indiqué que des actions similaires ont eu lieu au sujet de deux autres ressortissants retenus à la fin de l’année dernière et libérés début 2022 dans la capitale haïtienne, et ce au milieu de la montée de la violence qui secoue la nation.

La Dr Daymara Helen Pérez Alabedra, résidente en Haïti depuis 2020, a été enlevée le 13 janvier dernier à Martissant, zone qui relie Port-au-Prince aux départements du sud, et qui depuis juin est sous l’influence des bandes armées.

Le médecin se rendait à l’hôpital Notre-Dame de Petir Goave, à environ 58 kilomètres au sud-ouest de la capitale, lorsqu’elle a été interceptée par des individus armés. Le directeur médical de l’établissement, Fred Jasmin, a confirmé que les ravisseurs demandent une rançon.

Ce mercredi, des centaines de personnes ont manifesté à Petit Goave pour exiger la libération de la docteur, ont érigé des barricades de pneus en feu et coupé la circulation sur la Route nationale 2 qui mène à la région sud du pays.

Ils ont également menacé d’intensifier leur mouvement si les ravisseurs ne libèrent pas le médecin qui, selon l’ambassade de Cuba, s’est rendue dans le pays pour des raisons personnelles.

L’insécurité en Haïti a augmenté de façon exponentielle au cours des derniers mois, en particulier après l’assassinat du président Jovenel Moïse en juillet dernier, et alors que les gangs prennent le contrôle de plusieurs régions du pays.

Le Centre d’analyse et de recherche sur les droits de l’Homme a enregistré au moins mille cinq enlèvements en 2021, et au courant de cette année près de 20 000 personnes ont dû quitter les quartiers de Martissant, Bas Delmas et Bel Air en raison des affrontements entre gangs qui combattaient pour le contrôle territorial.

Récemment, le Premier ministre Ariel Henry a réitéré sa promesse de lutter contre l’insécurité et de prendre des mesures urgentes pour rétablir le climat de paix dans le pays.

peo/msm/leg/Ane

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