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Pérou: cycle de dialogue dans un contexte de polarisation

Lima, 16 février (Prensa Latina) Le gouvernement péruvien a entamé mercredi un cycle de dialogue politique en vue de la ratification parlementaire d’un nouveau cabinet ministériel dans un climat persistant de polarisation politique.

Le nouveau premier ministre, Aníbal Torres, a donné son avis devant le banc parlementaire du parti au pouvoir (le Pérou Libre avec ses deux blocs, le parti et le bloc syndicaliste des enseignants). Les représentants de l’extrême droite ont remis en question sa présence.

Les discussions ont été engagées au cœur des attaques des membres du Congrès- Jorge Montoya et Norma Yarrow (d’extrême droite)-, gênés face à la dénonciation par M. Torres d’un complot de coup d’État contre le président Pedro Castillo.

L’accusation fait référence à une réunion à huis clos de membres du Congrès en faveur de la vacance du président (impeachment) et à une discussion sur les moyens d’y parvenir, selon un hebdomadaire infiltré par un reporter.

M. Torres a dit mardi que la réunion, promue par la fondation allemande Friederich Naumann, avait retracé une chronologie amorcée avant la prise de fonction de M. Castillo, d’actions et même d’une tentative ratée de vacance de M. Castillo comme toile de fond du complot.

Le bureau du Congrès, présidé par la conservatrice María del Carmen Alva, a répondu hier par un communiqué véhément repoussant l’accusation et accusant le gouvernement « d’attaquer et de provoquer le pouvoir législatif ».

Pour sa part, le député Montoya a insisté sur le fait que la réunion n’avait fait qu’analyser la situation politique et qu’elle avait traité de la vacance du poste en refusant pourtant toute théorie de conspiration.

Pour sa part, le député Montoya a poursuivi que l’accusation de non-respect de la constitution présentée par le banc de Peru Libre contre Alva était  sans fondement et avait menacé les accusateurs de sanctions.

Yarrow, de son côté, a accusé le gouvernement d’adopter une attitude défensive dans le but de s’emparer du pouvoir en ajoutant qu’elle ne voulait pas quelque chose de semblable au Chili. Et cela en référence au mouvement de protestation sociale convoqué par l’assemblée constituante.

« Le communisme est venu prendre le pouvoir, et nous allons défendre les libertés. Et s’il y a une droite qui respecte la constitution et qu’il y a une voie vers la vacance, pourquoi ne pas le faire? » a-t-elle déclaré avec exaspération devant les journalistes surpris.

La ministre du travail et membre du congrès, Betssy Chávez, a dit enfin de compte que la farouche déclaration  d’hier par la direction du congrès n’était pas partagée par l’écrasante majorité des membres en assurant que le corps législatif donnera sa confiance au nouveau cabinet.

jcc/oda/mrs.

 

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