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Au Brésil, rejet de la politique de déprédation de l’Amazonie

Brasilia, 24 février (Prensa Latina) Des députés de l’opposition au Brésil font pression aujourd’hui dans le but d’annuler le décret promu par le président Jair Bolsonaro stimulant l’extraction minière artisanale en Amazonie,  considérée comme une activité prédatrice.

La pression s’intensifie sur le président de la Chambre de Députés  Arthur Lira et augmente le nombre de projets qui envisagent la révocation du décret demandant la quasi-officialisation de la déforestation dans la forêt amazonienne par les mineurs d’or, selon le portail numérique jornaldebrasilia.    

Mais jusqu’à présent, Lira (puissant allié politique de Bolosonaro) élude lesdites demandes de rencontre et de débat à ce sujet, précise une source.

À cet égard, le coordinateur du Front parlementaire écologiste, le député Rodrigo Agostinho, a mis l’accent sur le fait que « ce décret incite l’activité clandestine, déprédatrice et illégale ».

Suite au lancement du programme le 14 février dernier, des critiques des écologistes ont éclaté par la promotion d’une industrie  (connue dans ce pays comme garimpo) accusée de déforestation, pollution et attaques à la population autochtone.

D’après des données rendues publiques,  l’exploitation a détruit 125 kilomètres carrés de l’Amazonie brésilienne l’année dernière, notamment dans les réserves indigènes protégées.

De plus, les mineurs artisanaux ou « garimpeiros » qui œuvrent dans ce pays de façon illégale sont montrés du doigt du fait d’être liés au trafic de drogue et de se confronter aux peuples autochtones locaux.

L’extraction minière artisanale est légale au Brésil à condition que les personnes l’exerçant possèdent les permis environnementaux correspondants et le feu vert pour l’exploitation de certains terrains. Or ces exigences sont ignorées dans la pratique selon des rapports de presse.

Selon des données de différentes organisations, la déforestation a augmenté après la prise du pouvoir de Bolsonaro et a atteint des niveaux records en 15 ans avec 13 mille 235 kilomètres carrés de forêt tropicale rasés sur la période allant d’août 2020 à juillet 2021. À l’échelle internationale, les voix contre la destruction de la forêt tropicale la plus vaste du monde se sont fait entendre.

Néanmoins, le président, déjà en phase finale de son mandat, persiste dans sa résolution de favoriser l’exploitation de ressources minières dans les zones protégées de l’Amazonie,  ce que ses détracteurs qualifient d’« héritage » que le président veut laisser au seul bénéfice de quelques-uns.

Un rapport récemment publié par des organisations environnementales telles que Amazon Watch et l’Association des peuples autochtones du Brésil a dévoilé le nom d’au moins neuf sociétés minières qui, « grâce à l’inversion milliardaire des banques internationales », peuvent s’étendre sur des régions protégées de la forêt amazonienne du Brésil.

Selon le rapport, ce n’est réalisable que via l’approbation des projets d’exploitation présentés par le gouvernement de droite de Bolsonaro.

jcc/ssa/car/dla

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