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Le gouvernement allemand estime vital pour l’Europe d’importer de l’énergie de la Russie

Berlin, 7 mars (Prensa Latina) Il est impossible pour l’Europe de garantir l’approvisionnement en combustibles dont elle a besoin sans compter sur les importations d’énergie de la Russie, a averti aujourd’hui le chancelier fédéral allemand Olaf Scholz.

 

 

Le chef du gouvernement allemand s’est ainsi opposé à l’intention des États-Unis et de certaines nations de l’Union européenne (UE) de suspendre l’achat de ressources énergétiques russes, en réponse au lancement par le Kremlin d’une opération militaire spéciale en Ukraine.

Scholz a affirmé dans une déclaration écrite, publiée ce lundi dans divers médias locaux, que l’achat de gaz, de pétrole et de charbon à la Russie est essentiel pour garantir la « vie quotidienne des citoyens » sur ce que l’on appelle le vieux continent.

« L’approvisionnement en énergie pour la production de chaleur, la mobilité, l’électricité et l’industrie en Europe ne peut pas être garanti pour le moment », a souligné le mandataire, qui a assuré que son gouvernement travaille « pour trouver des alternatives ».

Plusieurs ministres allemands se sont également prononcés contre ces intentions de suspension d’achat à la Russie, dont Annalena Baerbock, ministre des Affaires étrangères, Robert Habeck, ministre de l’Économie et Christian Lindner, ministre des Finances.

Baerbock a déclaré dans une interview diffusée par la chaîne de radio et de télévision ARD qu’il serait contre-productif de couper les achats de cet approvisionnement énergétique si, ensuite, « dans trois semaines, nous découvrons qu’en Allemagne nous n’avons de l’électricité que pour quelques jours « .

Un récent sondage de l’Institut Yougov publié dans le quotidien « Handelsblatt » a indiqué que 30 pour cent des personnes interrogées étaient « totalement favorables » à l’arrêt des achats de carburant à la Russie, tandis que 24 pour cent se déclaraient « plutôt favorables ».

Cependant, 36 % des personnes interrogées se sont déclarées opposées à cette mesure coercitive, tandis que 10 % ont refusé de répondre à cette enquête, indique la source.

peo/rgh/Ort 

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