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Le conflit en Ukraine touche fortement l’Amérique latine et les Caraïbes

San José, 8 mars (Prensa Latina) La secrétaire principal de la Commission économique pour l’Amérique latine et les Caraïbes (CEPALC), Alicia Bárcena, et le président du Costa Rica, Carlos Alvarado, ont qualifié aujourd’hui de très forte la répercussion du conflit en Ukraine sur la région.

Bárcena et Alvarado et  la vice-secrétaire générale des Nations unies, Amina Mohammed, ont tenu une conférence de presse à l’hôtel Crowne Plaza Corobicí de la capitale où se déroule le cinquième Forum des pays d’Amérique latine et des Caraïbes sur le développement durable.

Interrogé sur les effets du conflit en Ukraine sur la région, Bárcena a répondu que le poids économique serait très lourd, car touchant directement les prix des aliments et de l’énergie.

Il a fait allusion à deux vitesses : la première est celle des pays qui exportent des hydrocarbures et des denrées alimentaires dans notre région, comme le blé. Ils vont bénéficier d’un certain avantage, or les importateurs nets vont avoir un gros problème.

« Et ce qui nous préoccupe, c’est le transfert des prix plus élevés aux ménages, car il y aurait une montée des prix des carburants, des aliments et des transports, a communiqué le secrétaire exécutif de la CEPALC et organisateur du 5e Forum accueilli par le Costa Rica en tant que président intérimaire du bloc régional.

« C’est ce que nous constatons, un impact fort, avant tout sur les poches des gens », a-t-il conclu.

Pour sa part,  Alvarado a dit qu’  « au Costa Rica les effets sont déjà visibles et pour cette raison parmi des choses réalisées se trouve celle de présenter un projet de loi à l’Assemblée législative destiné à geler de façon provisionnelle la mise en vigueur  des prix du carburant.

Cependant, « nous savons que cela n’est pas tout à fait suffisant ». Le Costa Rica et le reste des pays seront confrontés à un dilemme face à la hausse des coûts de production agricole.

D’une part, a-t-il dit, « il y a l’option de réduire la production, ce qui laisserait de nombreux producteurs hors du marché et nous rendrait dépendants des importations, et d’autre part, on a la possibilité de subventionner partiellement les intrants pour la production agricole, ce qui inclut la marge fiscale à cet effet ».

Une autre discussion concerne les ménages en raison du coût et de l’inflation.

Alvarado considère que le 5e Forum était un excellent endroit pour attirer rapidement l’attention des organisations internationales, du Fonds monétaire international et de la Banque mondiale sur le fait que ce dilemme affectera tous les pays, notamment  les importateurs.

jcc/oda/ale

 

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