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L’ONU appelle le gouvernement colombien à garantir la paix lors des élections

Genève, 9 mars (Prensa Latina) La Haut-commissaire aux droits de l’Homme Michelle Bachelet a exhorté hier le gouvernement colombien à garantir la participation aux prochaines élections dans une atmosphère libre de menaces et de violence.

Lors de la présentation du rapport annuel sur la Colombie devant le Conseil des droits de l’Homme de l’ONU, elle a souligné que depuis la signature de l’Accord de Paix en 2016 entre les Forces Armées Révolutionnaires de la Colombie-Armée du Peuple (FARC-EP, pour ses sigles en espagnol) et l’exécutif il y a eu des progrès significatifs pour la consolidation de la paix, la démocratie et la participation politique.

Notamment, la démobilisation des  anciennes FARC-EP et leur constitution en partie politique, ainsi que la création de 16 sièges au Congrès pour les victimes du conflit armé et pour la paix, a-t-elle ajouté.

À cet égard, elle a appelé à ce que le gouvernement assure le droit à la participation aux élections législatives de dimanche prochain et aux présidentielles de mars, « dans une atmosphère libre de menaces et de violence ». 

Par ailleurs, Bachelet a salué les avancées en matière de justice de transition concrétisées par la Commission de la Vérité, la Juridiction spéciale pour la paix et l’Unité de recherche des personnes disparues.

Elle a insisté sur le fait que, en dépit de ces avancées, de nombreux défis subsistent, ajoutant que son bureau a constaté une augmentation de la violence à l’égard des communautés rurales et des leaders sociaux en Colombie au cours de l’année 2021, en raison de l’expansion territoriale de groupes armés et de bandes criminelles. 

Les peuples indigènes et les communautés d’ascendance africaine ont été fortement touchés par cette violence, a-t-elle déclaré. 

Elle a également exposé que le bureau qu’elle dirige a documenté 78 massacres, 100 assassinats de défenseurs des droits de l’Homme et 54 d’ex-combattants des FARC-EP. 

Bachelet a appelé le gouvernement à établir de toute urgence une présence plus complète des autorités civiles de l’État dans les territoires les plus touchés par cette violence. 

«  En outre, il est urgent que le gouvernement adopte, en consultation avec la société civile, une politique de démantèlement des organisations criminelles et qu’il renforce sa réponse aux alertes précoces du Bureau du Défenseur du peuple », a-t-elle manifesté. 

Elle a également ajouté que l’année dernière, son bureau a documenté 54 cas de « privations arbitraires de la vie » par la force publique, dont 28 en raison d’un « usage inutile ou disproportionné de la force » lors des manifestations de la grève nationale ayant débutées le 28 avril 2021.

« J’encourage le gouvernement à mettre en œuvre les recommandations du rapport publié par mon bureau en décembre 2021, y compris la réforme nécessaire de la police, et que le droit de réunion pacifique soit garanti par le strict respect des normes internationales sur le recours à la force », a insisté Bachelet. 

Elle a par ailleurs exhorté les autorités du pays à redoubler d’efforts pour garantir la terre aux victimes du conflit armé et la mise en œuvre de la réforme rurale globale envisagée dans l’accord de paix. 

peo/ssa/ mgt/otf

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