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Les États-Unis confirment leur disposition à revoir les accords migratoires avec Cuba

Panama City, 21 avril (Prensa Latina) Le secrétaire nord-américain à la Sécurité nationale, Alejandro Mayorkas, a confirmé aujourd’hui au Panama la disposition de son gouvernement à revoir et reprendre des accords bilatéraux avec Cuba en faveur d’une migration ordonnée et sûre.

En conférence de presse à l’issue d’une réunion régionale sur la migration irrégulière, le fonctionnaire de l’administration de Joe Biden, qui assiste à ce rendez-vous aux côtés du propre secrétaire d’État nord-américain, Antony Blinken, a répondu qu’il ne voulait pas anticiper les pourparlers officiels qui auront lieu aujourd’hui.

A une question de CNN, Mayorkas a précisé que « nous avons eu des accords migratoires pendant de très nombreuses années avec Cuba mais ils ont été interrompus, cependant il y a la volonté d’explorer et de réactiver ces accords, à partir de l’engagement à une migration ordonnée, sûre et humanitaire. »

Ces pourparlers vont se dérouler, a-t-il ajouté, avant le 23 mai lorsque le titre 42 devrait être abrogé, mesure qui permet l’expulsion rapide des migrants, sous couvert de la pandémie de Covid-19 et en vigueur depuis 2020.

Selon les autorités du ministère des Affaires étrangères cubain, il est important de respecter ces accords, signés dans les années 90, autrement la situation génère des pics migratoires accrus par la recrudescence des mesures coercitives unilatérales imposées par Washington à la nation caribéenne et les entraves aux services consulaires dans la plus grande des Antilles.

À cet égard, la vice-ministre des Affaires étrangères de l’île, Josefina Vidal, a déclaré à la presse à La Havane que pour faire face à cette situation, les États-Unis affirment soutenir les économies et les systèmes sociaux de la région, mais dans le cas cubain, ils imposent une pression maximale sur l’économie insulaire.

Il s’agit d’une politique incohérente et différenciée, a manifesté la fonctionnaire.

En ce qui concerne les obstacles au visa des personnes qui souhaitent se rendre aux États-Unis, la diplomate a souligné que son pays ne voit aucune justification pour que tous les visas aux émigrants cubains ne soient pas délivrés à La Havane et que la plupart des Cubains soient contraints de se déplacer dans des pays tiers, avec les coûts que cela implique et sans grantis.

Elle a également réitéré qu’en plus de la paralysie consulaire actuelle, les États-Unis ont violé depuis cinq ans l’accord des années 90 par lequel ils sont obligés d’accorder au moins 20 000 visas annuels aux citoyens Cubains.

Elle a par ailleurs dénoncé le fait que Washington fait pression sur les pays de la région pour qu’ils fixent des conditions spécifiques pour les déplacements des Cubains en transit, ce qui cré des obstacles supplémentaires.

Ce jeudi, les autorités cubaines et nord-américaines reprendront les séries de pourparlers sur les questions migratoires qui ont été bloqués en 2018 sous l’administration de Donald Trump (2017-2021).

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