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L’Extradition d’Assange entacherait la réputation britannique, estime WikiLeaks

Londres, 17 mai (Prensa Latina) Kristin Hrafnsson, rédacteur en chef de WikiLeaks, a déclaré aujourd’hui que l’extradition de Julian Assange aux États-Unis nuirait à la réputation du Royaume-Uni en tant que gardien de la liberté de la presse.

Interviewé par la chaîne GB News au moment où la ministre britannique de l’Intérieur, Priti Patel, va devoir décider du sort du journaliste australien, Hrafnsson a souligné qu’il serait inacceptable que son collègue soit remis à la justice nord-américaine à la suite d’une persécution politique.

Le traité signé par Londres et Washington interdit l’extradition de personnes pour des raisons politiques, a-t-il rappelé.

Les États-Unis veulent juger Assange pour avoir publié sur WikiLeaks des archives secrètes, qui exposent les crimes de guerre commis par leurs militaires en Irak et en Afghanistan et des milliers de documents compromettants pour la diplomatie nord-américaine.

D’être jugé et reconnu coupable par un tribunal nord-américain, le cyberactiviste, qui est détenu dans une prison de haute sécurité londonienne depuis son arrestation à l’ambassade d’Équateur dans cette capitale en avril 2019, pourrait être condamné à 175 ans d’emprisonnement sur la base des 17 chefs d’accusation retenus contre lui.

En avril dernier, la Cour de Westminster a laissé au gouvernement britannique le soin de décider de l’avenir d’Assange, après que la Haute Cour de Londres ait accepté l’appel interjeté par le ministère public contre un verdict antérieur défavorable à son extradition de peur que le journaliste ne porte atteinte à sa vie s’il était emprisonné aux États-Unis.

La défense du fondateur de WikiLeaks avait jusqu’à mardi pour essayer de convaincre Patel de ne pas livrer son client à la justice nord-américaine.

Des milliers de partisans d’Assange ont également envoyé des lettres à la ministre de l’Intérieur pour demander sa libération, dans le cadre d’une campagne internationale promue par des organisations de défense des droits de l’Homme, des journalistes et certains médias.

peo/mgt/nm

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