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Le Costa Rica commémore le 127e anniversaire de la mort au combat de José Martí

Puntarenas, Costa Rica, 20 mai (Prensa Latina) Le directeur du Benemérito Colegio Nocturno José Martí, Andrés Gómez, a affirmé que l’apôtre cubain n’était pas seulement l’idéologue de l’indépendance de Cuba vis-à-vis de l’Espagne, mais aussi un combattant actif de cet idéal.

Lors de l’assemblée organisée à l’occasion du 127e anniversaire de la chute au combat du héros national cubain, qui s’est tenu hier soir dans ce centre éducatif de Puntarenas, M. Gómez a rappelé qu’à l’époque de sa fondation, c’était le premier cours du soir au Costa Rica, et il a accentué qu’ils avaient choisi le nom d’un grand homme pour une grande institution.

Devant une représentation des 317 étudiants adultes, des membres de l’Asociación Porteña de Convergencia Martiana (anciens élèves) et des invités spéciaux, Gómez a souligné que « Martí nous a légué l’idée de la liberté, conçue dans deux sens : l’individuel aussi bien que le collectif.

« Aujourd’hui, face aux nouvelles formes de pensée politique qui nous ramènent à la déshumanisation devant les tendances économiques novatrices du capitalisme, devant le bombardement excessif des habitants de la planète via le Net, les réseaux sociaux et les plateformes comme Youtube, la pensée de Martí prend une importance transcendantale. Et cela dans le but de nous faire intérioriser nos idéaux, pour que nous sachions comment atteindre le triomphe individuel que nous poursuivons simultanément avec  le triomphe collectif de notre patrie ».

Maître María Barboza, professeur de la Chaire José Martí de l’Université du Costa Rica, a donné la conférence « Martí, idéologue et révolutionnaire moderne », en exhaussant la figure de l’  « apôtre » cubain,  en qualité de révolutionnaire moderne qui a créé un projet non seulement politique, mais aussi culturel.

En Martí, a-t-il dit, « nous trouvons la recherche d’un mode de pensée latino-américain, le besoin d’une langue autochtone, révolutionnaire et émancipatrice(…)».

Carlos Andrés Roque, député du Partido Unidad Social Cristiana, a souligné que le Colegio Nocturno s’avérait le temple qui abrite les idéaux et les pensées du héros et apôtre cubain.

Il a souligné que lorsque l’on évoquait le lycée José Martí, abritant également le Colegio Nocturno du même nom au Costa Rica, on ressentait une certaine fierté liée aux grandes personnalités du pays, sorties de ce centre et qui ont occupé des postes élevés au sein du gouvernement.

L’ambassadeur de Cuba au Costa Rica, Jorge Rodríguez, a remercié cette activité simple mais sincère, animée par l’orchestre symphonique de Puntarenas, et a ajouté que « Martí nous a enseigné le chemin que nous les Cubains devons suivre aujourd’hui dans notre lutte contre ceux qui cherchent à annexer l’île aux États-Unis ».

Il a rappelé que Martí était tombé au combat peu après le début de la guerre de 1895 contre le colonialisme espagnol et celui du lieutenant général de l’armée de libération Antonio Maceo, ramenant dans les rangs du mouvement indépendantiste la désunion qui a ouvert les portes à l’intervention nord-américaine. Toutefois, Fidel Castro, un autre génie disciple de José Martí, a uni le peuple par le biais d’une révolution triomphante en 1959.

« Cette unité et cette cohésion du peuple est ce qui nous permet d’être ici 63 ans après le triomphe de la Révolution cubaine pour partager cet anniversaire avec vous », a-t-il déclaré.

« Je dis cela parce qu’il est bien connu que le gouvernement des États-Unis, qui n’a jamais renoncé à son idée de s’emparer de Cuba, essaie aujourd’hui aussi de diviser notre région, de cloisonner nos peuples, alors que Martí a lutté pour l’unité de nos peuples ».

« Or comme nous le proclamons dans la Communauté des États d’Amérique latine et des Caraïbes, nous maintiendrons l’unité dans notre diversité, car unis nous pouvons tout réaliser, désunis nous échouerons ».

Martí, a-t-il dit, « n’est pas tombé à Dos Ríos, il n’est pas mort à Dos Ríos, car il a vécu, vit et vivra dans les peuples d’Amérique latine et des Caraïbes ».

Pendant l’organisation de la guerre de 95, Martí se rend au Costa Rica à deux reprises (1893 et 1894) pour inciter d’importants combattants de l’indépendance cubaine, tels que Maceo, son frère José et le général Flor Crombet, à rejoindre la nouvelle lutte.

jcc/jcm/ale

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