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La violence pendant le mandat de Duque laisse de nouveaux défis en Colombie

Bogota, 2 août (Prensa Latina) À cinq jours de l’inauguration présidentielle en Colombie, les résultats de l’administration sortante d’Iván Duque dans divers aspects, notamment la violence, laissent de nouveaux défis pour le changement annoncé par Gustavo Petro.

Ces derniers jours, trois massacres ont été perpétrés, trois ex-combattants en cours de réincorporation ont été assassinés, ainsi qu’au moins cinq autochtones Awá, dont une dirigeante enceinte.

Ce ne sont là que quelques chiffres de la longue souffrance de la population colombienne, notamment dans des zones rurales, contrôlées par des groupes armés illégaux et où l’État est peu ou pas présent, selon de nombreux experts et dirigeants qui dénoncent la négligence de l’État.

Selon le dernier rapport de l’Institut d’études sur le développement et la paix (Indepaz), 957 dirigeants et défenseurs des droits de l’homme ont été tués sous le gouvernement d’Iván Duque (du 7 août à hier).

De même, 261 signataires de l’accord de paix en cours de réincorporation ont été tués pendant son mandat.

Les groupes armés illégaux, y compris les militaires, comme dans le cas scandaleux de Puerto Leguízamo dans le Putumayo cette année, ont commis 313 massacres, faisant 1 192 victimes.

Indepaz précise que, durant la période susmentionnée, 220 cas de disparition forcée et 555 enlèvements ont eu lieu, ainsi que 29 634 extorsions et 2 366 menaces.

L’organisation a d’autre part enregistré 446 cas de séquestration et 545 cas de déplacement forcé causés par des groupes armés illégaux.

Pendant le gouvernement Duque, 421 homicides ont été commis, dont 83 dans le cadre des mobilisations de la Grève nationale de 2021 et 44 avec la responsabilité probable des forces de sécurité (y compris l’armée) dans le cadre de cette flambée sociale.

Dans ce scénario de protestations, Indepaz a recensé 1747 cas de violence physique, 96 victimes de violence oculaire, la plupart des jeunes ayant perdu tout ou partie de leur vue, et 35 de violence sexuelle.

Les cinq départements les plus touchés par les assassinats de dirigeants, de signataires et les massacres sont Cauca (340 incidents), Nariño (151), Valle del Cauca (117) et Putumayo (103 incidents).

Selon Indepaz, les responsables matériels des meurtres, massacres, menaces et déplacements forcés sont pour la plupart des groupes armés illégaux, parmi lesquels les narco-paramilitaires ou les successeurs du paramilitarisme sont les premiers à être pointés du doigt.

Cette situation est associée à la détérioration des indicateurs sociaux de bien-être de la population et montre la précarité des politiques.

jcc/mv/otf

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