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L’enquête sur le meurtre d’un avocat haïtien exige de nouveaux pas

Port-au-Prince, 29 août (Prensa Latina) Deux ans après le meurtre de l’éminent avocat haïtien et président du Barreau de cette capitale, Monferrier Dorval, les associations d’avocats demandent aujourd’hui que l’enquête, paralysée depuis des mois, progresse.

Le groupe d’avocats spécialisés dans les litiges stratégiques en matière de droits de l’homme et Avocats sans frontières Canada ont demandé que l’enquête soit menée à bien et ont dénoncé les « incidents structurels » qui entravent l’enquête, ainsi que la prétendue réticence des autorités à clarifier le dossier.

D’après ces organisations, les vols répétés au secrétariat du Tribunal de Première Instance de Port-au-Prince et son assaut par des bandes armées affectent l’avancement de l’enquête et la performance du système judiciaire en général.

A l’heure actuelle, seul un des quelque trente juges d’instruction est en fonction dans la capitale, alors que l’inaction des autorités de l’État face à ce dysfonctionnement du système judiciaire est un mauvais présage pour la lutte contre l’impunité et sape davantage les fondements de l’État de droit en Haïti.

Dorval, éminent avocat, professeur et décoré par le Collège de Paris, a été abattu devant sa résidence à Port-au-Prince en août 2020. L’affaire est devenue l’une des plus célèbres du pays, car dans les jours précédant sa mort, il travaillait sur une éventuelle réforme constitutionnelle et publiait des déclarations sur le manque de gouvernance sur l’île.

Moins d’un an plus tard, le président de l’époque, Jovenel Moïse, a été assassiné dans la même zone et aucun des deux crimes n’a été élucidé par la justice.

En février de cette année, le juge Loubens Elysée, qui dirige l’enquête, a confirmé qu’il n’avait pas accès au dossier de l’affaire et a réitéré la demande de renforcer la sécurité de son cabinet.

Elysée est le deuxième magistrat à enquêter sur ce dossier après la démission de son prédécesseur Renord Regis qui déplorait le manque de soutien du Conseil supérieur du pouvoir judiciaire, après avoir reçu des menaces de mort, avoir été contraint de se réfugier chez des membres de sa famille et que l’ancien chef de la police Léon Charles ait désarmé les agents qui veillaient à sa sécurité.

L’enquête a également été compromise après que des individus ont volé des preuves lors d’un vol au tribunal de Port-au-Prince, alors qu’au moins quatre personnes sont détenues au Pénitencier national.

jcc/ssa/mem/ane

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