dimanche 14 avril 2024 |
Prensa Latina - Qui sommes nous

| Contacter avec Prensa Latina

Agence d'information Latino-américaine
Édition française
Search
Close this search box.

Le meurtre de deux journalistes en Haïti est condamné

Port-au-Prince, 12 septembre (Prensa Latina) L’Organisation citoyenne pour une nouvelle Haïti a condamné lundi le meurtre de deux journalistes alors qu’ils travaillaient à Cité Soleil, une commune de cette capitale sous le contrôle de bandes armées.

Le coordinateur de cette plateforme des droits de l’homme, Camille Occius, a rappelé que la vie des journalistes devait être protégée, y compris en temps de guerre.

« Le meurtre de Tayson Latigue, dit Tijèn Jounalis, et de Frantzsen Charles à Cité Soleil le 11 septembre 2022 est un acte odieux. Je condamne avec véhémence ce crime qui a endeuillé la presse haïtienne », a déclaré  Occius.

Les reporters ont été abattus et leurs corps brûlés alors qu’ils revenaient du bidonville de Brooklyn après avoir interviewé les parents d’une jeune fille de 17 ans récemment tuée par des gangs armés, selon les médias locaux. Cinq autres reporters ont pu s’enfuir lorsque les individus ont ouvert le feu.

Les décès de Latigue et Charles portent à cinq le nombre de journalistes tués cette année par des gangs opérant à Port-au-Prince, dans un contexte de violence et d’insécurité croissantes.

Début janvier, Wilguens Louissaint et Amady John Wesley ont été tués par des bandes armées opérant dans le quartier de Laboule 12, au sud-ouest de la capitale, alors qu’ils réalisaient un reportage sur l’insécurité croissante.

Lazarre Maximilien aurait été abattu par la police à la fin du mois de février alors qu’il couvrait une manifestation de travailleurs du textile réclamant des augmentations de salaire.

En mai dernier, le Bureau intégré des Nations unies a dénoncé le fait qu’au moins 19 journalistes ont été tués depuis 2000 et a encouragé le gouvernement à punir ces crimes.

« En Haïti, l’insécurité des journalistes et l’impunité attendue peuvent encourager la transgression de nombreux droits de l’homme, en plus de la liberté d’expression et de la liberté de la presse, de même que favoriser d’autres formes de criminalité », a déploré l’agence.

Les autorités publiques ont été exhortées à tout mettre en œuvre pour prévenir et sanctionner ces meurtres, agressions et menaces contre les journalistes.

jcc/livp/jf/ane

EN CONTINU
notes connexes