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La Russie et l’enquête au sujet du gazoduc

Moscou, 5 octobre (Prensa Latina) La Russie a insisté mercredi pour participer à l’enquête sur les attaques contre les gazoducs Nord Stream 1 et 2, ayant eu lieu le 26 septembre en mer Baltique.

« Nous avons entendu des communiqués alarmants excluant toute coopération avec la Russie et nous pensons que la participation de notre pays à l’inspection et à l’enquête sur les attaques de pipelines devrait être obligatoire », a dit mercredi aux journalistes le porte-parole de la présidence, Dmitri Peskov.

Le 26 septembre, Nord Stream 2 AG, l’exploitant du gazoduc russe Nord Stream 2, a signalé une fuite de gaz dans l’un des deux gazoducs de l’infrastructure, près de l’île danoise de Bornholm, pour des raisons inconnues.

On a appris par la suite que les deux lignes du gazoduc parallèle Nord Stream 1 avaient également été endommagées.

Le réseau sismologique suédois a indiqué que ses équipements avaient repéré de puissantes explosions sous-marines ce jour-là, selon la télévision SVT.

Le service de renseignement extérieur de la Russie a qualifié les explosions d’attaques terroristes tout en disposant de preuves de  l’implication de certains pays occidentaux.

Le bureau du procureur général de Russie a ouvert une enquête pour terrorisme international après l’endommagement des deux pipelines dans une zone de la mer Baltique infestée de navires de guerre de l’Organisation du traité de l’Atlantique Nord.

Le ministre danois des affaires étrangères, Jeppe Kofod, a affirmé que son gouvernement empêcherait la Russie de participer à l’enquête sur le sabotage du pipeline.

Peskov a précisé que son pays attendrait des explications de la part des autorités danoises et suédoises.

Les données du site web Flightradar24, affichant des informations en temps réel sur le trafic aérien dans le monde, ont révélé que des hélicoptères militaires nord-américains survolaient régulièrement pendant des heures la zone où l’incident s’est produit début septembre.

Le Pentagone a refusé de commenter ces rapports se contentant de dire être prêt à soutenir les efforts européens pour atténuer la portée environnementale potentielle.

Nord Stream 1 a suspendu le transport de gaz russe vers l’Allemagne à la fin du mois d’août en raison des mesures coercitives occidentales empêchant Siemens de réparer les turbines de l’infrastructure.

Le nouveau Nord Stream 2, prêt à fonctionner à partir d’octobre 2021, était bloqué par le chancelier allemand Olaf Scholz depuis février de cette année en raison de ses querelles géopolitiques avec Moscou.

Les États-Unis, qui cherchent à vendre à l’Europe du gaz naturel liquéfié provenant de leurs gisements de schiste, ainsi que l’Ukraine et certains autres pays comme la Pologne, la Lettonie et la Lituanie, se sont opposés à la construction de Nord Stream 2.

jcc/mgt/gfa

 
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