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L’ONU demande un corridor humanitaire pour distribuer du carburant en Haïti

Port-au-Prince, 6 octobre (Prensa Latina) Trois semaines après que des groupes armés ont bloqué le principal terminal pétrolier d’Haïti, l’Organisation des Nations Unies (ONU) a appelé jeudi à la mise en place d’un corridor humanitaire pour la distribution de carburant.

L’ONU a déclaré que le manque d’accès au plus grand gisement d’hydrocarbures du pays des Caraïbes a entraîné la fermeture d’hôpitaux et l’interruption des services de traitement de l’eau par la Direction nationale de l’eau potable et de l’assainissement, de même que par des entreprises privées.

L’eau potable et les services d’assainissement sont essentiels pour prévenir et répondre rapidement à la nouvelle épidémie de choléra dans le pays qui a déjà tué au moins sept personnes, dont un garçon de trois ans, a annoncé l’agence.

On a également prévenu qu’au cours des trois prochains mois, quelque 28 900 femmes enceintes et plus de 28 000 nouveau-nés risquaient de ne pas recevoir de soins de santé, pendant que 9 965 complications obstétriques ne seront pas traitées en raison de la fermeture des établissements de santé.

En outre, la crise du carburant pourrait aggraver l’insécurité alimentaire dans le pays touchant déjà 45 % de la population.

Selon l’ONU, il est encore temps d’arrêter la propagation du choléra avec 52 cas suspects et cinq cas confirmés par les autorités sanitaires. On a mis en valeur l’importance de respecter les principes humanitaires, la neutralité, l’impartialité et l’indépendance dans l’établissement et le maintien de l’accès aux populations touchées par l’urgence.

Cette semaine, un groupe de diplomates a appelé à une trêve afin de « libérer du carburant pour les besoins urgents », en exprimant son inquiétude quant à l’impact humanitaire des actions des gangs sur fond de résurgence du choléra.

Le communiqué a été signé par les ambassadeurs du Brésil, du Canada, du Chili, de la France, de l’Allemagne, du Japon, du Mexique, de l’Espagne, de la Suisse et des États-Unis, autant que par des représentants de l’Union européenne et de l’Organisation des États américains.

Pour sa part, le Premier ministre Ariel Henry a dénoncé dans un discours prononcé mercredi « ceux qui tentent de mettre le peuple à genoux » et a qualifié d’irresponsables et de criminels ces comportements déchaînant une crise humanitaire sans précédent.

jcc/lam/ane

 
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