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Le Salvador est confronté à une situation économique difficile

San Salvador, 13 octobre (Prensa Latina) Le fait que le Salvador restera cette année à la traîne de l’Amérique centrale en termes de croissance du produit intérieur brut (PIB) et la récession actuelle aux États-Unis laissent présager un scénario complexe pour le Salvador.

L’économiste en chef du Fonds monétaire international (FMI), Pierre Olivier Gourinchas, a présagé que les consommateurs étasuniens  éprouveraient les effets du ralentissement de l’activité économique au cours de l’année à venir et qu’il y aurait des conséquences incontournables dans ce pays d’Amérique centrale.

« En bref, le pire est à venir, et pour beaucoup de gens, 2023 ressemblera à une récession », a-t-il dit.

Selon M. Gourinchas, il y a 25 % de chances que la croissance globale se situe autour de 2 % l’année prochaine, alors  qu’il y a 10 à 15 % de chances que la croissance de la production soit inférieure à 1 %.

Le PIB salvadorien ne progressera que de 2,6 % cette année après avoir enregistré un taux notoire de 10,3 % en 2021, et même l’organisme de prêt le situe en dessous des 2,8 % prévus par la Banque centrale de réserve (BCR).

Le FMI a averti que l’économie salvadorienne ne connaîtra qu’une croissance de 1,7 % en 2023 et que cette année ressemblera à une année de récession, malgré les efforts du gouvernement du président Nayib Bukele pour brosser un tableau plus rose.

Une profonde récession dans le pays du nord aura des effets sur l’économie salvadorienne, déjà confrontée à un ralentissement de l’activité, comme le montrent les statistiques du BCR.

Il est difficile pour le pays d’échapper à ces difficultés alors que les plus grandes économies du monde s’approchent ou souffrent déjà d’une contraction de leur activité économique au premier semestre 2022 en raison de l’inflation et de la guerre en Ukraine qui continue de donner le ton sur les marchés mondiaux.

Bien que Washington tente de prendre ses distances par rapport au spectre de la récession et que le président Joe Biden envoie un message optimiste : « Je ne pense pas qu’il y aura une récession » et, si c’est le cas, elle sera « très légère », le Fonds a abaissé ses prévisions pour la première économie mondiale de 2,3 % en juin à seulement 1,6 % en 2022, mais 2023 pourrait être encore pire, à 1 %.

Compte tenu de ces perspectives pour le pays d’où proviennent plus de six milliards de dollars par an de transferts de fonds, on peut imaginer un scénario sombre pour le « Petit Poucet des Amériques ».

Selon l’économiste Ricardo Castaneda, de l’Institut d’études fiscales d’Amérique centrale (ICEFI), cité par le quotidien El Mundo, « ce sont des estimations, mais il y a plus de craintes que de réalités » lorsque des facteurs internes et externes vont créer une crise.

Le contexte exercera sans aucun doute son influence sur les envois de fonds, les exportations et les investissements étrangers, qui sont déjà en déclin dans ce pays des volcans.

La situation est plus indéterminée du fait de la récession ; la demande diminue et le marché du nord est le principal acheteur de produits et services salvadoriens.

A l’avis des experts, « ce n’est pas la même chose de faire face à une situation mondiale, comptant sur une meilleure situation financière, que d’affronter une récession depuis une position tendue comme celle du Salvador ».

jcc/mv/lb

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