lundi 22 avril 2024 |
Prensa Latina - Qui sommes nous

| Contacter avec Prensa Latina

Agence d'information Latino-américaine
Édition française
Search
Close this search box.

La crise en Haïti met 1 700 employés au chômage

Port-au-Prince, 3 novembre (Prensa Latina) Quelque 1 700 employés ont perdu leur emploi après que Digneron Manufacturing SA a mis fin temporairement à des contrats, dans le contexte de la crise d’insécurité et de pénurie de carburant que connaît Haïti aujourd’hui.

Dans une lettre adressée au ministère du Travail et de la Sécurité sociale, le directeur général, Alain Villard, a expliqué qu’ils avaient fait tout leur possible pour maintenir les activités et assurer les revenus des employés.

Toutefois,« l’espoir d’une amélioration de la situation sécuritaire qui pourrait faciliter l’envoi de matières premières et l’approvisionnement en carburant semble de plus en plus improbable et incertain ».

L’entreprise est basée à Croix des Bouquets, une banlieue du nord-est de la capitale sous l’influence de gangs depuis des mois et dont les affrontements en avril et mai ont fait plus de 200 morts et des dizaines de milliers de déplacés. Villard a évoqué que c’était la deuxième fois en moins de huit mois qu’on avait été contraint de fermer ses portes en raison de l’insécurité.

A l’instar de Digneron Manufacturing SA, de nombreuses entreprises haïtiennes ont dû interrompre leur production ou réduire leurs heures d’ouverture en raison de l’escalade de la violence et du blocage du principal terminal pétrolier du pays par des gangs depuis la mi-septembre.

Les hôpitaux sont dans une situation similaire, beaucoup d’entre eux dispensent des services minimaux et certains ont même commencé à importer du carburant depuis la République dominicaine voisine.

D’autres entités telles que les stations de traitement des eaux, les banques et l’administration publique ne fournissent que des services essentiels, et les écoles n’ont pas encore pu commencer l’année scolaire, laissant quatre millions d’enfants et de jeunes sans éducation.

Début octobre, le gouvernement a demandé le déploiement de troupes étrangères en vue de contenir les gangs et donner un coup de pousse à la distribution de carburant et d’autres livraisons coincées dans les ports, ce qui a été refusé par les plateformes sociales et politiques.

Depuis lors, les autorités ne se sont pas prononcées sur la crise nationale, alors que les prix du panier alimentaire de base, des transports et d’autres produits sont montés en flèche et que la résurgence du choléra menace des millions de citoyens.

jcc/ssa/jf/ane

EN CONTINU
notes connexes