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Le blocus des États-Unis à Cuba affecte les services de santé publique

La Havane, 4 nov (Prensa Latina) Le blocus économique, commercial et financier des États-Unis viole le droit à la vie et à la santé à Cuba en provoquant aujourd’hui des pénuries de produits indispensables à la population. 

L’impact de cette politique se reflète dans les difficultés de l’industrie nationale à se procurer les intrants nécessaires à la production de médicaments et d’autres services essentiels, bien que le pays soit en mesure de fabriquer plus de 60 pour cent de ses médicaments de base, résultats non atteints en raison du siège nord-américain.

Comme l’affirme la résolution intitulée Nécessité de mettre fin au blocus économique, commercial et financier imposé par les États-Unis d’Amérique contre Cuba, adoptée jeudi à l’ONU par 185 nations, cela est dû à l’incapacité de paiement de l’île et à l’impossibilité d’accéder aux technologies médicales.

En raison de ces restrictions, il est nécessaire de recourir à d’autres itinéraires de transport, ce qui entraîne des coûts supplémentaires élevés et le refus croissant des institutions financières et bancaires de divers pays de traiter des opérations avec Cuba; ce qui empêche les transactions avec les fournisseurs de ces intrants.

Le document illustre notamment ce qui précède par l’impossibilité de réaliser un achat d’insuline à la société danoise Novo Nordisk, suite au refus de la Danske Bank d’accepter les virements bancaires de la Banque financière internationale de l’île, s’agissant d’une entité cubaine sanctionnée par le Bureau de contrôle des avoirs étrangers des États-Unis.

Toujours en pleine pandémie de Covid-19, le blocus a empêché l’arrivée de seringues à Cuba pour la vaccination de la population, les négociations avec un fournisseur étranger ayant été interrompues, étant donné que la banque britannique HSBC a informé le fournisseur qu’elle ne pouvait pas effectuer d’opérations de paiement destinées à l’île.

Au plus fort de la pandémie à Cuba, en 2021, aucune mesure d’allégement des sanctions n’a été appliquée, ce qui a empêché l’arrivée de dons, l’achat de bouteilles de gaz, de pièces détachées et d’autres composants nécessaires à l’approvisionnement en oxygène médical.

En outre, l’achat et le transport de matériel indispensable pour la prévention, le diagnostic et le traitement de cette maladie, ainsi que pour la recherche, la production et l’évaluation des candidats vaccins et des vaccins cubains autorisés contre la Covid-19 ont été impossibles.

Du fait de l’embargo, le Centre de génie génétique et de biotechnologie, qui produit le vaccin Abdala contre la Coid-19, a fait état de pertes s’élevant à 190 millions 671 mille dollars.

Dans le même temps, l’Institut Finlay de vaccins, créateurs de Soberana 02 et Soberana Plus, a eu du mal à acquérir des intrants, des réactifs et des équipements d’origine nord-américaine.

Des études cliniques portant sur des maladies auto-immunes telles que le psoriasis, la sclérose en plaques et les maladies neurodégénératives n’ont pas pu être entreprises parce que les médicaments nécessaires ne sont pas disponibles pour les patients cubains.

peo/oda/crc

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