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L’ONU estime que le financement de la lutte contre le changement climatique est lent et irrégulier

Nations Unies, 4 novembre (Prensa Latina) Le secrétaire général de l’ONU, Antonio Guterres, a déclaré que le monde laisse aujourd’hui des personnes sans protection face à l’impact du changement climatique, car les progrès en termes de financement sont lents et irréguliers.

Le représentant de la plus importante organisation internationale a déclaré que, selon les estimations, les besoins d’adaptation du monde se situent entre 160 et 340 milliards de dollars d’ici la fin de la décennie, et jusqu’à 565 milliards d’ici 2050.

Ses remarques ont coïncidé avec la publication du rapport 2022 sur le déficit d’adaptation, en amont de la conférence des Nations Unies sur le climat COP27, qui s’ouvre ce week-end à Sharm El-Sheikh, en Égypte.

Guterres a déclaré que 80 % des pays disposent d’au moins un instrument de planification environnementale, alors que seul un tiers des 197 gouvernements membres de la Convention-cadre des Nations Unies sur le changement climatique ont intégré des objectifs quantifiés et assortis de délais en matière d’adaptabilité.

À cet égard, il a souligné la nécessité d’une volonté politique forte pour augmenter les investissements et les résultats, et a suggéré de travailler sur quatre pistes critiques, la première visant à augmenter la quantité et la qualité du financement pour que les pays développés soutiennent ces programmes jusqu’à 40 milliards de dollars par an d’ici 2025.

« Lors de la COP27, les États doivent présenter une feuille de route crédible avec des étapes claires sur la manière de verser cet argent, de préférence sous forme de subventions et non de prêts », a déclaré Guterres.

Il a également proposé d’utiliser l’influence en tant qu’actionnaires gouvernementaux des banques multilatérales de développement pour donner la priorité à l’adaptation, à la résilience et à la vulnérabilité.

Il a proposé une augmentation mondiale des investissements dans l’adaptation afin de sauver des millions de vies du carnage climatique, car il est temps de mettre en place une coordination sans précédent entre les gouvernements bénéficiaires, les partenaires de développement et les bailleurs de fonds, a-t-il déclaré.

À cette fin, il a appelé le Programme des Nations Unies pour le Développement et divers fonds pour le climat à collaborer avec des investisseurs publics et privés pour tester un nouvel accélérateur d’adaptation au changement climatique dans certains pays.

Guterres a souligné la nécessité de disposer de meilleures données et informations sur les risques climatiques, qui sont essentielles pour protéger les vies et les moyens de subsistance dans les pays et les communautés vulnérables.

Enfin, il a souligné qu’il était important de répondre à son appel en faveur de systèmes d’alerte précoce universels dans un délai de cinq ans et a demandé le soutien financier et technique nécessaire pour mettre en œuvre un plan d’action qui sera présenté par l’Organisation météorologique mondiale lors de la COP27.

peo/ssa/mem/crc

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