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L’OMS fournit des vaccins au Liban pour faire face au choléra

Beyrouth, 11 novembre (Prensa Latina) L’Organisation mondiale de la santé (OMS), par l’intermédiaire du Groupe international de coordination, a fourni 100 000 vaccins au Liban pour la lutte contre le choléra, après avoir recensé plus de 500 malades à l’aube.

En prélude au lancement demain de la première phase du plan national de vaccination, le ministre de la Santé publique du gouvernement provisoire, Firas Al-Abyad, a souligné les efforts de l’OMS, des agences des Nations Unies et de divers pays pour fournir des doses à ce pays.

Le ministre a confirmé que la stratégie de vaccination durerait trois semaines, dans le but d’atteindre 70 % des personnes les plus exposées à l’infection et a mis l’accent sur la couverture de la région nord du pays, principal foyer de l’épidémie.

À ce jour, le Liban a reçu près de 600 000 doses de vaccins contre le choléra grâce à l’OMS et au soutien de pays comme la France et l’Égypte.

À cet égard, le Fonds des Nations Unies pour l’enfance a acheté et distribué des fournitures médicales d’urgence aux hôpitaux chargés de gérer la maladie, notamment des sels de mammifères oraux et cinquante kits permettant de traiter cinq mille personnes présentant des symptômes, notamment des diarrhées modérées à sévères.

Pour sa part, le Fonds humanitaire pour le Liban fournira 9,5 millions de dollars pour aider les réfugiés syriens, palestiniens et les émigrés les plus exposés à la maladie.

Al-Abyad a souligné la nécessité d’assurer des sources d’eau potable sûres dans les stations de pompage et dans celles d’épuration des eaux usées, pierre angulaire de la lutte contre l’épidémie.

Dans le même temps, le représentant de l’OMS au Liban, Abdul Nasser Abu Bakr, a souligné que le vaccin était une mesure complémentaire à toutes les stratégies de prévention et qu’il ne peut pas résoudre le problème sans s’attaquer aux causes qui ont conduit à l’épidémie et à sa progression.

Le fonctionnaire a ajouté que le succès de la première phase du plan d’immunisation permettrait au Liban de recevoir une deuxième série de vaccins contre le choléra, après avoir rapporté les premiers cas depuis 1993.

D’après l’OMS, le Liban est la dernière phase d’une épidémie dévastatrice qui a débuté en Afghanistan en juin et s’est ensuite propagée au Pakistan, en Iran, en Irak et en Syrie.

Le ministère libanais de la Santé publique a signalé le premier cas début octobre et, à ce jour, le pays compte 3 160 cas suspects, 511 cas confirmés et 18 décès.

jcc/ssa/rgh/yma

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