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L’extrême-droite montre ses plans au Mexique

Mexico, 21 novembre (Prensa Latina) Sur le dos de l’ultra-conservatisme étasunien, l’ultra-droite mexicaine s’est réunie pour exposer ses projets car, selon ses dirigeants, « l’étape de la dissimulation est terminée ».

 

Regroupés au sein d’un « affilié » de la Conférence d’action politique conservatrice (CPAC), son chef autoproclamé, l’acteur de feuilleton et représentant du secteur le plus rétrograde de l’Église catholique, Ernesto Verastegui, a convoqué et dirigé cette réunion de deux jours au luxueux hôtel Westin, situé au sein du quartier d’affaires exclusif de Santa Fé.

Ce qu’il faut retenir de cette réunion, c’est que la CPAC, dont le maître d’œuvre est Donald Trump, admet que les ultraconservateurs de tous les coins du monde doivent se proclamer comme tels sans craindre d’être qualifiés de fascistes, de racistes, de classistes et de tout ce qui révèle leur véritable nature idéologique.

Bien que dans un langage assez pauvre et empreint d’ignorance politique, Verastegui confirme les dénonciations du Front en affirmant que « le socialisme se répand dans le monde entier à un rythme accéléré » et qu’il fallait l’arrêter.

La gauche mexicaine, représentée dans le Front antifasciste, a considéré que cette réunion de la CPAC avait été un échec du point de vue de la participation, du vide de leadership, et des résultats qui ne sont pas allés au-delà des vociférations et des appels contre le socialisme, et des mêmes dénonciations contre Joe Biden qu’il a  » volé  » la présidence à Trump.

Néanmoins, tout indique que l’ultra-conservatisme craigne le changement et qui est passé à l’offensive contre lui, sans masques, et que cette réunion de la CPAC au Mexique – comme l’analyse la revue Proceso – avait pour but de tracer une voie vers la région, une démarche qui ne semble pas avoir décollé.

La CPAC assume désormais une projection internationale et a tenu six réunions à l’étranger cette année, dont une à Sa Paulo, au Brésil, avant les élections dans ce pays, et en Colombie – qui n’a pas servi à grand-chose puisque Lula et Petro ont gagné – et celle-ci au Mexique.

jcc/mem/lma

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