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Un politologue argentin relève l’importance de la mobilisation populaire au Brésil

Buenos Aires, 9 janvier (Prensa Latina) La mobilisation et l’organisation du peuple sont essentielles pour assurer la stabilité du gouvernement du président brésilien Luiz Inácio Lula da Silva, a dit le politologue, sociologue et analyste argentin Atilio Boron.

Dimanche, des milliers de partisans de l’ancien président Jair Bolsonaro ont envahi et vandalisé les sièges du Congrès national, de la Cour suprême et du palais du Planalto au Brésil. En allusion à ces événements, Boron a précisé que ce qui s’était passé s’avérait un fait sans précédent dans l’histoire du Brésil.

Toutefois, « de nombreux signes font témoignage du fait que la droite radicale, néofasciste ou néonazie n’est pas disposée à permettre que l’investiture de Lula à la tête de l’État se déroule dans la paix et l’ordre ».
Il a également souligné que l’opposition brésilienne parie sur un coup d’État militaire et accuse publiquement les officiels d’être des lâches pour ne pas avoir « sauvé le pays » des supposées griffes du communisme et de l’idéologie du genre.

Au Chili, dans les derniers mois du mandat de Salvador Allende (1908-1973), la recette était la même, made in (États-Unis) : mobiliser une partie de la « société civile », gagner la rue, précipiter une intervention militaire et renverser le gouvernement, a-t-il averti.
« La révolte bolonariste présente une similitude remarquable avec ce qui s’est passé presque exactement deux ans plus tôt dans le Capitole nord-américain. Cette coïncidence n’en est pas une, compte tenu de l’existence d’une internationale néofasciste très active et financée qui a pour gourou Steve Bannon, ancien conseiller de l’ex-président Donald Trump », a-t-il ajouté.

Selon Boron, l’objectif était de montrer comment un groupe pouvait s’emparer à volonté du siège des trois branches du gouvernement et, si certaines conditions étaient réunies, provoquer un coup d’État de la part des forces armées. Il a par ailleurs mis en garde contre la possibilité que de telles actions se répètent.

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