samedi 20 avril 2024 |
Prensa Latina - Qui sommes nous

| Contacter avec Prensa Latina

Agence d'information Latino-américaine
Édition française
Search
Close this search box.

La CIDH recommande de faire la lumière sur les morts et de modérer l’usage de la force au Pérou

Lima, 14 janvier (Prensa Latina) La Commission interaméricaine des droits de l’Homme (CIDH) a recommandé hier au Pérou d’interdire le recours à la force létale et d’éviter les mesures généralisées et aveugles face aux protestations citoyennes. 

C’est ce qu’a précisé le vice-président de la CIDH et rapporteur des droits de l’Homme pour ce pays, Edgar Stuardo Rolón, dans un rapport préliminaire sommaire sur les activités accomplies au cours de trois jours de mission d’observation de la situation de ces droits sur le territoire national.

Il a indiqué que le rapport final de ce qui avait été entendu et observé par des représentants du Gouvernement, les familles des victimes des manifestations, les différents groupes parlementaires et d’autres sources seraient diffusés dans 30 jours.

Il a avancé que l’enquête concernant les 42 morts lors de manifestations (à laquelle s’ajoutent six décès dans des accidents liés aux protestations) doit établir l’emplacement, le temps et le mode des décès. 

Il a ajouté que la Commission avait également indiqué aux autorités locales d’éviter des mesures généralisées et aveugles pour restreindre la protestation et en particulier d’interdire le recours à la force létale.

Au sujet de la possibilité que des membres du gouvernement lui aient assuré qu’il n’y aurait plus de morts pendant les manifestations, qui se poursuivent, il a déclaré qu’ils avaient ratifié ces protocoles et qu’ils continueraient de le faire.

Concernant les versions gouvernementales et médiatiques de l’intervention présumée de l’ancien président bolivien Evo Morales dans les manifestations, Stuardo Rolón a déclaré que le rapport de la mission ne traiterait pas de cette question.

Il s’est également abstenu de parler de questions politiques, lorsqu’on l’a questionné sur les appels à la démission de Dina Boluarte par des manifestants, des forces politiques et autres.

peo/nmr/Mrs

EN CONTINU
notes connexes