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Les médiateurs africains cherchent à résoudre la crise au Niger

La Havane, 14 août (Prensa Latina) Les tensions semblent s'apaiser aujourd'hui au Niger, après que la Communauté économique des États de l'Afrique de l'Ouest (Cedeao) a décidé d'envoyer une équipe de médiateurs dans le pays pour trouver une solution à la crise actuelle.

Ce week-end, le Parlement de l’organisme sous régional, composé de 15 pays, a annoncé que le vice-président de cet organisme, le Nigérian Idris Wase, dirigera la délégation, qui, selon diverses sources, s’est opposé, avec d’autres représentants, à une intervention militaire à Niamey.
Après le coup d’État militaire au Niger le 26 juillet dernier, la Cedeao a menacé les nouvelles autorités putschistes de recourir à la force militaire si elles ne rétablissaient pas l’ordre constitutionnel dans le pays et ne rendaient pas le pouvoir au président déchu, Mohamed Bazoum.
Le délai a expiré le 6 de ce mois, au milieu de l’application de mesures économiques et commerciales fortes par l’organisation communautaire contre le Niger, un pays qui a également répondu aux sommations croissantes en fermant son espace aérien.
Au cours des dernières heures, l’intensité des tensions aurait supposément diminué, lorsque le général Abdourahmane Tchiani, chef du récent soulèvement militaire, a exprimé sa volonté de dialoguer avec les représentants de la Cedeao.
La décision d’accepter de tels pourparlers, qui visent à trouver une solution négociée à la crise politique, a été annoncée après une réunion à Niamey entre Tchiani, le chef de la Junte militaire, et un groupe d’érudits islamiques nigérians influents, selon le portail numérique Allmedia24.com.
Bien que les détails du dialogue soient encore inconnus, des analystes considèrent que la volonté de la junte militaire d’entamer des pourparlers laisse présager une voie menant vers une désescalade du conflit au Niger, pays pauvre peuplé d’environ 25 millions d’habitants.
Comme d’autres personnalités, Peter Obi, candidat à la présidentielle nigériane aux dernières élections pour le Parti travailliste d’opposition, a estimé que « la diplomatie est l’option la plus viable dans la tentative de restauration de la démocratie en République du Niger ».
Il a insisté sur le fait que « ce que la situation actuelle dans ce pays d’Afrique de l’Ouest appelle de toute urgence c’est une coalition multilatérale concertée du Nigeria, de la Cedeao, de l’Union africaine et de l’ONU pour un retour programmé de l’ordre constitutionnel démocratique ».
Comme un faisceau des nations unies, des pays comme le Mali, le Burkina Faso et la Guinée, où ont eu lieu de récents coups d’État militaires, ainsi que d’autres comme l’Algérie, le Tchad et le Cap-Vert, ont récemment élevé leur voix contre une éventuelle intervention militaire de la Cedeao sur le territoire nigérien.
Dans le cas des gouvernements de transition de Bamako et de Ouagadougou, tous deux ont exprimé dans une déclaration commune qu’ils considéreraient toute intervention au Niger comme une déclaration de guerre à leur encontre, un acte qui, s’il se produit, déstabilisera la région du Sahel et d’autres parties d’Afrique.
Les positions de nombreux États, qui prônent le respect de la souveraineté des peuples, contrastent avec celles d’autres acteurs de territoires occidentaux, dont la France et les États-Unis, soulignent diverses sources.
De ces derniers pays, aux intérêts géostratégiques évidents en Afrique, des appels sont lancés pour mener une intervention au Niger.
Beaucoup pensent qu’au-delà des arguments démocratiques, les puissances occidentales sont en réalité intéressées par le contrôle des vastes richesses du Niger, dont l’uranium, une ressource dont dépendent en partie les centrales nucléaires françaises pour produire de l’électricité.
En plus de la présence de troupes états-uniennes, Paris a actuellement quelque 1 500 soldats déployés sur le territoire nigérien, notamment dans le but de combattre des groupes terroristes.
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