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L’Amérique latine et les Caraïbes sous une tempête parfaite, affirme la CEPAL

Santiago du Chili, 6 septembre (Prensa Latina) La combinaison de la faible croissance économique et des dégâts causés par le changement climatique laisse notre région sous une tempête parfaite, a assuré hier au Chili le secrétaire exécutif de la Cepal, José Manuel Salazar-Xirinachs.

Dans des déclarations à Prensa Latina, le chef de la Commission économique pour l’Amérique latine et les Caraïbes (CEPAL) a évoqué l’extrême vulnérabilité de la région en raison de sa position géographique et du nombre de pays se trouvant dans des zones fréquemment frappées par des ouragans.
Bien qu’ils soient responsables d’à peine huit pour cent des émissions polluantes dans le monde, les dégâts causés ici par de longues sécheresses, de fortes vagues de chaleur et de fortes pluies sont très importants, a déclaré le responsable de cet organisme de l’ONU.
Interrogé sur le risque d’un cercle vicieux entre le faible développement de l’économie et les pertes dues au réchauffement climatique, Salazar-Xirinachs a souligné que c’est une possibilité très réelle.
« Si nous avons déjà une histoire de croissance malade, les nouveaux impacts qui réduisent encore nos chances sont très inquiétants, nous pourrions presque dire que c’est une tempête parfaite », a-t-il averti.
C’est pourquoi, a-t-il dit, notre message aujourd’hui aux gouvernements est d’entreprendre des actions spéciales, fortes et ambitieuses, et pour cela nous avons un agenda où nous énumérons diverses lignes d’accès au financement et des politiques macroéconomiques prudentes.
Il a souligné la nécessité d’utiliser les espaces internationaux, de renforcer le rôle des banques de développement, de mettre en œuvre la plate-forme fiscale, où la CEPAL occupe le secrétariat technique, et de travailler à la réforme de l’architecture financière mondiale.
Interrogé par cette agence sur les perspectives au-delà de 2024, José Manuel Salazar-Xirinachs a reconnu qu’il est très difficile de faire une projection à ce sujet « au milieu d’une incertitude si grande et tant de cygnes noirs dans ce monde ».
C’est pourquoi, a-t-il répété, le message est « faisons notre travail », collaborons sur les perspectives mondiales, le changement climatique et d’autres facteurs qui compliquent le développement économique.
Maintenir ce syndrome de faible croissance, c’est mettre en péril la paix sociale, nous aurons des sociétés de plus en plus inégales et violentes et plusieurs millions de personnes émigreront, a déclaré le secrétaire exécutif de la CEPAL.
Cette agence des Nations Unies a présenté ce mardi l’étude économique régionale 2023, où elle prévoit une croissance de seulement 1,7% pour cette année et 1,5% pour la prochaine.
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