mercredi 17 avril 2024 |
Prensa Latina - Qui sommes nous

| Contacter avec Prensa Latina

Agence d'information Latino-américaine
Édition française
Search
Close this search box.

Diaz-Canel : Cuba vit sous la pression des États-Unis, mais elle vaincra le défi

La Havane, 17 octobre (Prensa Latina) Le président cubain Miguel Diaz-Canel a assuré que son pays vit aujourd’hui une situation de pression maximale et d’asphyxie économique de la part des États-Unis visant à briser l’unité nationale et faire échouer la révolution.

Dans une interview exclusive avec la journaliste Arleen Rodriguez, le dirigeant cubain en a tenu pour responsable la politique de blocus des gouvernements nord-américains successifs contre l’île qui dure depuis plus de six décennies.
Le siège économique, la persécution financière et l’énorme campagne de désinformation et de subversion promue par la Maison Blanche compliquent d’autant plus la vie des Cubains sur la scène internationale complexe, a expliqué le dirigeant.
Malgré la persistance du blocus, au premier semestre de 2019, l’économie fonctionnait plus aisément, a-t-il rappelé, mais tout a commencé à changer avec l’application de plus de 240 mesures coercitives de l’administration de l’ancien président nord-américain Donald Trump (2017-2021).
Quelques jours avant l’expiration de son mandat, Trump a inscrit Cuba sur la liste des pays qui, selon l’approche unilatérale de Washington, parrainent le terrorisme, ce qui a coupé toutes les formes de financement et d’accès aux ressources énergétiques, a commenté le président.
Arguant de la poursuite de cette politique par l’occupant actuel de la Maison Blanche, le président cubain a souligné la cruauté de son application au milieu de la pandémie de Covid 19, dont les effets sur l’économie ont été dévastateurs.
Dans ce contexte, il a souligné la prouesse des scientifiques et du système de santé insulaire, ainsi que du peuple, qui ont pu sauver des vies en créant des vaccins, des médicaments et des équipements médicaux nationaux, étant donné l’impossibilité d’y accéder sur le marché mondial.
Diaz-Canel a par ailleurs évoqué les complexités de l’économie nationale marquée par le manque de devises qui empêche l’acquisition de matières premières pour approvisionner les industries, produire des médicaments, améliorer les rendements agricoles et importer les aliments nécessaires.
Il a reconnu que, bien que certaines mesures économiques n’aient pas eu l’impact escompté, la spirale inflationniste actuelle ne peut être attribuée aux décisions prises dans le cadre des ajustements du modèle économique, débutés quelques mois avant le début de la pandémie de Covid-19.
Le monde vit une inflation avec une déstabilisation des économies et des marchés, le tout rendu plus complexe par la confrontation entre la Russie et l’Ukraine, a expliqué le chef d’État.
Il a fait valoir que la direction du gouvernement de l’île prend en considération les avis des universitaires, des experts et de la population, et qu’elle étudie les décisions prises pour continuer à corriger les déviations de la politique économique.
Au sujet de l’impact sur le scénario économique national des micro, petites et moyennes entreprises (Mipymes pour ses sigles en espagnol), le président a salué leur contribution à la fourniture de biens et de services que l’entreprise d’État socialiste et le gouvernement ne peuvent aujourd’hui assumer.
Il a également tenu compte des liens productifs qui existent entre les Mipymes et les modes de gestion de l’État, qui sont définis dans la politique économique et les documents politiques directeurs de la nation.
Toutefois, celui qui est également premier secrétaire du Parti communiste de Cuba a lui aussi approuvé les critiques de la population à l’encontre de nombreux acteurs privés qui vendent à des prix très élevés, ce qui, a-t-il assuré, sera ordonné et amélioré, en établissant des règles plus claires et précises.
Le secteur privé et coopératif est reconnu à Cuba et cela est approuvé par les derniers congrès du Parti communiste de Cuba. « Ceux qui sont dans les Mipymes ne sont pas des ennemis, ils ne sont pas contre la Révolution, ils ne veulent pas la vaincre, c’est un désir du gouvernement nord-américain qui politise la question », a-t-il souligné.
Malgré les complexités de l’économie nationale, il est possible d’inverser les problèmes et d’appliquer le concept de résistance créative pour lequel il existe des potentialités dans l’économie des ressources et l’utilisation efficace des rares devises disponibles, a déclaré le mandataire.
« On peut transformer les revers en victoire, surmonter les adversités et les défis, c’est ce que nous a enseigné l’histoire de Cuba, Fidel Castro et Raúl Castro, parce que ce pays ne renonce pas à réaliser ses rêves », a-t-il manifesté.
peo/oda/lld

EN CONTINU
notes connexes