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Le Soudan en danger de catastrophe alimentaire au moment de la récolte

Nations Unies, 21 mars (Prensa Latina)) Le conflit au Soudan pourrait entraîner certaines zones à des niveaux catastrophiques d’insécurité alimentaire malgré le début de la saison des récoltes, ont averti hier des acteurs humanitaires au Conseil de sécurité de l’ONU.

Edem Wosornu, représentant du Bureau de la coordination des affaires humanitaires de l’ONU, a appelé l’organe des Nations Unies à ne pas laisser de côté le désespoir des civils au Soudan alors que le premier anniversaire de la guerre approche.
Les combats maintiennent des restrictions sur la production agricole et endommagent les infrastructures importantes, a-t-il averti.
Parallèlement, les hostilités provoquent une hausse des prix et interrompent les flux commerciaux avec des effets dévastateurs.
Selon les données divulguées lors de la rencontre, 18 millions de personnes, soit plus d’un tiers de la population, font face à une insécurité alimentaire aiguë.
Parallèlement, près de 90 % des civils se trouvent dans des zones de conflit au Darfour et au Kordofan, ainsi que dans les États de Khartoum et d’Al Jazirah.
Alors que la guerre se propage dans les États du sud-est, la moitié de toute la production de blé est mise en danger à cause des hostilités.
Un récent rapport de l’Organisation des Nations Unies pour l’alimentation et l’agriculture (FAO), publié cette semaine, a estimé que la production céréalière l’année dernière a chuté de 46 pour cent.
Les besoins d’importation de céréales en 2024, estimés à quelque 3,38 millions de tonnes, suscitent des préoccupations quant à la capacité financière et logistique, a averti Maurizio Martina, directeur général adjoint de la FAO.
Dans ce scénario, il est probable que les coûts de production élevés des céréales gonflent encore les prix du marché, qui sont déjà à des niveaux exceptionnellement élevés, a-t-il ajouté.
Pour sa part, le directeur exécutif adjoint du Programme alimentaire mondial (PAM), Carl Skau, a appelé à empêcher le Soudan de devenir la plus grande crise de faim dans le monde.
Pour cela, a-t-il souligné, les efforts coordonnés et la diplomatie sont urgents et essentiels.
Nous avons besoin de toutes les parties pour fournir un accès sans restriction à travers les frontières et les lignes de conflit, a-t-il manifesté.
Selon lui, sept millions de personnes au Soudan du Sud et près de trois millions au Tchad sont également confrontées à une grave insécurité alimentaire, ce qui accroît le risque d’une crise régionale.
peo/Jha/ebr

 

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