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Une rapporteuse de l’ONU met en garde contre des motifs raisonnables de génocide à Gaza

Genève, Suisse, 27 mars (Prensa Latina) La rapporteuse spéciale sur les droits de l’homme dans les territoires palestiniens occupés, Francesca Albanese, a estimé aujourd’hui qu’il existait des motifs raisonnables qui confirment l’exécution du crime de génocide à Gaza.

Intervenant devant le Conseil des Droits de l’Homme de l’ONU, la représentante a signalé comment Israël fait subir de graves dommages corporels ou mentaux lors de son offensive; inflige délibérément des conditions de vie calculées pour provoquer la destruction physique de la population enclavée, et impose des mesures visant à empêcher les naissances.
Selon le droit international, ces trois conditions confirment ses intentions génocidaires, a souligné l’experte.
L’application de ce crime dans la crise qui a éclaté le 7 octobre à Gaza est l’étape la plus extrême d’un processus colonial de longue date qui a commencé il y a des décennies, a-t-elle expliqué.
Son rapport intitulé Anatomie d’un génocide estime que depuis plus de 76 ans la puissance occupante a opprimé les Palestiniens de toutes les manières imaginables, écrasant leur droit inaliénable à l’autodétermination démographique, économique, territoriale, culturelle et politique.
L’amnésie coloniale de l’Occident a toléré le projet des colons israéliens, a averti la rapporteuse, alors que le monde voit maintenant le fruit amer de l’impunité accordée à Israël. Il s’agit, a-t-il manifesté, d’une tragédie prédite.
Selon l’experte des Nations Unies, le déni de la réalité, l’impunité et l’exceptionnalisme d’Israël ne sont plus viables, en particulier après la résolution de cessez-le-feu adoptée lundi par le Conseil de sécurité de l’ONU.
Albanese a appelé les États membres à respecter leurs obligations, notamment en imposant un embargo sur les armes et des sanctions à Israël afin de garantir que ces crimes ne se reproduisent pas à l’avenir.
La Convention sur le génocide, adoptée en 1948, définit la commission de ce crime lorsqu’il est prévu de détruire totalement ou partiellement un groupe national, ethnique, racial ou religieux.
Il peut s’agir de massacres, d’atteintes graves à l’intégrité physique ou mentale ou de la soumission intentionnelle du groupe à des conditions d’existence entraînant sa destruction physique totale ou partielle.
Elle reconnaît également comme génocide l’adoption de mesures visant à empêcher les naissances au sein dudit groupe ou les déplacements forcés de mineurs.
Le terme a été inventé et défini pour la première fois par le juriste juif polonais Raphael Lemkin, qui en 1939 a fui l’holocauste et a trouvé asile aux États-Unis.
À la demande de l’Afrique du Sud, la Cour Internationale de Justice instruit un dossier Israël pour ce crime dans le cadre de son offensive dans la bande de Gaza.
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