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L’ONU met en garde contre une crise humanitaire grave et négligée en RDC

Nations Unies, 10 juillet (Prensa Latina) La République démocratique du Congo (RDC) est confrontée à l'une des crises humanitaires les plus graves, complexes et négligées de notre époque, a averti lundi la représentante spéciale des Nations Unies pour ce pays, Bintou Keita.

Lors de son rapport sur la situation dans ce pays africain devant le Conseil de sécurité de l’ONU, elle a qualifié d’inquiétantes l’escalade de la violence et ses conséquences.
Selon les chiffres présentés, près de 7,3 millions de personnes ont été contraintes de se déplacer, notamment dans la région orientale du pays où 6,9 millions de personnes ont quitté leur logement.
« Les violations du droit international humanitaire empêchent l’acheminement de l’aide humanitaire ; la proximité croissante des lignes de front et la présence d’armes dans et autour des camps de personnes déplacées et des sites de refuge spontanés compromettent la sécurité des populations », a-t-elle ajouté.
Au cours des trois derniers mois, au moins 15 bombardements ont touché des sites de déplacés internes ou leurs environs immédiats, tuant près de 30 personnes et en blessant de nombreuses autres, a-t-elle dénoncé.
La situation est plus grave compte tenu de l’expansion du Mouvement du 23 mars (M23) dans les provinces du Nord-Kivu et du Sud-Kivu, où ses forces ont pris des positions stratégiques au cours des deux dernières semaines.
Les actions du M23 poussent davantage de civils au déplacement tout en exacerbant une situation humanitaire et des droits humains déjà catastrophique.
« La crise, qui s’aggrave rapidement, comporte le risque très réel de provoquer un conflit régional plus large », a-t-elle noté à cet égard.
Dans le même temps, on constate une augmentation des cas de violences sexuelles et de genre, avec 122 000 recensés en 2023 et un impact plus important sur les femmes, y compris les jeunes filles.
Ce groupe de population représente près de 90 pour cent de toutes les plaintes enregistrées, même si Keita a estimé que ce n’est que la pointe de l’iceberg, compte tenu du grand nombre de cas qui, selon les estimations, ne sont pas signalés.
Keita a demandé à la communauté internationale, ainsi qu’aux organisations africaines, de renforcer leur engagement en faveur de solutions politiques et régionales pour réduire les souffrances humanitaires.
Elle a appelé à soutenir le Plan de Réponse Humanitaire 2024, qui couvre à peine 26 pour cent des 2 600 millions de dollars nécessaires pour fournir une aide aux 8,7 millions de personnes touchées par la crise.
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