Le président Luis Abinader a indiqué qu’il continuerait à investir dans des travaux comme le mur frontalier et à améliorer l’équipement pour lutter contre l’immigration irrégulière, note le journal Listín Diario.
Le trafic aérien entre les deux pays restera fermé, une décision que le gouvernement d’Abinader a mise en pratique depuis le 5 mars dernier à cause de l’insécurité croissante et de l’instabilité que vit la nation voisine.
« Je veux annoncer que la situation sécuritaire d’Haïti s’est aggravée; aujourd’hui, une communauté appelée Mire-Vale est tombée aux mains des gangs », a souligné le chef de l’État dimanche lors de sa rencontre hebdomadaire avec la presse.
La route entre la province frontalière d’Elías Piña, dans l’ouest de la République dominicaine, et la communauté haïtienne de Mire-Vale constitue la voie habituelle utilisée pour les exportations dominicaines, ce qui oblige le gouvernement à évaluer et appliquer des « mesures plus strictes ».
Sur la demande du président du Conseil présidentiel de transition d’Haïti, Fritz Alphonse Jean, de reprendre le dialogue par l’intermédiaire de la Commission mixte bilatérale, le président dominicain a manifesté qu’il appréciait la déclaration et que celle-ci devrait être étudiée par l’intermédiaire du ministère des Affaires étrangères.
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