Le porte-parole du ministère des Affaires étrangères, Lin Jian, a déclaré que malgré l’évolution de la situation internationale, la Chine est un bon ami et partenaire pour les pays d’Amérique latine et des Caraïbes.
Il a souligné que la politique de Beijing à l’égard de la région reposait sur la non-ingérence dans les affaires intérieures, le respect des décisions des peuples et l’absence de lignes idéologiques.
Il a indiqué que les échanges et la coopération se fondaient sur des principes d’égalité de traitement, de bénéfice mutuel et de résultats partagés, sans chercher à influencer ni à attaquer des tiers.
Lin a réitéré la volonté de Beijing d’approfondir la confiance stratégique mutuelle et de s’appuyer sur des questions d’intérêt fondamental telles que la souveraineté, la sécurité et l’intégrité territoriale.
Il a indiqué que la Chine soutient les pays de la région dans le choix d’une voie de développement conforme à leurs conditions nationales et s’oppose à l’hégémonisme.
En réponse à une question sur le Venezuela, il s’est déclaré préoccupé par l’enlèvement du président Nicolas Maduro et de son épouse par les États-Unis et leur transfert hors du pays.
Il a souligné que ces actions violaient le droit international et les principes de la Charte des Nations Unies, tout en réitérant l’appel à Washington de garantir leur sécurité personnelle et de les libérer immédiatement.
Il a ajouté que la Chine soutient le Conseil de sécurité de l’ONU dans la convocation d’une réunion d’urgence sur l’attaque militaire nord-américaine au Venezuela et dans l’accomplissement de ses responsabilités.
À propos des menaces du président Donald Trump contre la Colombie et Cuba, Lin a déclaré que la Chine soutient le statut de zone de paix pour l’Amérique latine et les Caraïbes et s’oppose aux actions qui violent le droit international et la Charte des Nations Unies.
Le porte-parole a rejeté toute utilisation ou menace de la force et toute ingérence extérieure dans les affaires intérieures des pays latino-américains sous quelque prétexte que ce soit.
Auparavant, le ministre des Affaires étrangères Wang yi avait manifesté le refus de Pékin à ce qu’une seule nation agisse comme « police du monde » et juge international.
Le Conseil de sécurité de l’ONU tiendra ce lundi 5 janvier une réunion d’urgence pour aborder l’agression militaire contre le Venezuela au milieu d’un rejet majoritaire de la communauté internationale à ces événements.
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